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Journée de protestation à l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira: Les enseignants et les employés dénoncent l’insécurité

L’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a été paralysée hier à la suite d’une journée de protestation observée par les enseignants et les fonctionnaires de l’administration qui dénoncent l’insécurité et la violence qui règnent en maître sur le campus.

Le dernier acte de violence est la séquestration, le 21 mars dernier, pendant près de 8 heures, du doyen de la faculté des sciences économiques, des sciences commerciales et des sciences de gestion par un groupe d’étudiants membres de l’union nationale des étudiants algériens (Unea). Le premier responsable de la faculté a dû se jeter du deuxième étage de l’immeuble où se trouve son bureau pour échapper à l’emprise de ses «geôliers». Il s’en était sorti avec des fractures et le médecin lui a prescrit un arrêt de travail de trois mois. Pour dénoncer cet acte, des dizaines d’enseignants et d’employés de l’administration se sont rassemblés devant le siège du rectorat. Les examens prévus hier au département des sciences juridiques ont été reportés. Les représentants des syndicats, notamment le conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) et le syndicat national des enseignants universitaires (Sneu) ont tenu à rappeler la gravité de la situation dans l’enceinte de l’université de Bouira, d’autant plus que les agressions sont récurrentes. Il y a quelques semaines, un étudiant a fait l’objet d’une agression à l’arme blanche à l’intérieur même du département des sciences sociales. «L’agression de notre collègue de la faculté des sciences économiques est une agression de plus, une atteinte de plus à la loi, à l’éthique et à la franchise universitaire. Nous avons organisé des dizaines de journées de protestation, des marches et des assemblées générales. Nous avons aussi demandé par écrit au ministre de l’enseignement supérieur d’intervenir pour garantir la sécurité au sein de l’université Akli Mohand Oulhadj.
Nous avons demandé aux recteurs qui se sont succédé à la tête de cette université, malheureusement rien n’a été concrétisé», a déclaré le Dr Outafat Youcef, responsable de la section Cnes à l’université de Bouira. De son côté, le secrétaire général du bureau local du syndicat national des enseignants universitaires (Sneu) estime que cette violence qui a pris de l’ampleur dans l’enceinte de l’université de Bouira «constitue un grand danger pour les enseignants». «Les actes d’agression, les séquestrations et la dégradation des biens publics sont punis par la loi. Les participants à l’assemblée générale tenue juste avant les vacances de printemps ont appelé à ce que la réglementation soit appliquée et les auteurs de l’agression traduits en conseil de discipline, et que des poursuites en justice soient engagées contre eux», a souligné le représentant du Sneu.
Le recteur de l’université, le Pr Ben Ali Chérif Noureddine, a estimé que le phénomène de la violence n’est pas propre à Bouira et touche l’ensemble des universités à l’échelle nationale. Il a affirmé que la sécurité à l’université n’est pas uniquement la responsabilité des agents de sécurité, c’est une affaire de tous. Ainsi, le premier responsable de l’université a tenu à souligner que la réglementation sera respectée. En plus de la plainte qui a été déposée par le doyen de la faculté des sciences économiques, l’administration de l’université a également déposé une autre plainte pour atteinte aux biens de l’Etat. Nous avons appris que dans le cadre de l’enquête enclenchée par les services de sécurité, une douzaine d’étudiants et étudiantes ont été déjà auditionnés.

Ali Cherarak

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