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Journée internationale du jazz.. Une belle soirée à Alger

Pour célébrer la journée internationale du Jazz, une soirée a été organisée mardi soir à la salle Sierra Maestra à Alger avec la participation de musiciens et chanteuses algériens.

Un concert dédié entièrement à la musique jazz dans quelques-unes de ses variétés a été organisé mardi soir à la salle Sierra Maestra à Alger, rouverte pour l’occasion après près de cinq ans de fermeture pour célébrer la journée internationale du jazz. Organisé par l’Office national de la culture et de l’information (Onci) en partenariat avec la commune de Sidi M’hammed, le concert a réuni le quartet du pianiste Reda Mourah, celui du guitariste et compositeur Aminoss ainsi que les chanteuses Hind Boukella et Lynda Blues. Dans le registre de jazz de composition, les deux formations, Reda Mourah Quartet avec Hassen Khoualef, Youva Bessa et Nazim Kri et le Aminoss Quartet Hafidh Abdelaziz à la batterie, Hassen Zermani au saxophone et Nadji Gaamoura à la basse ont présenté au public, en plus des classiques du jazz, des compositions comme Cirta, Sign Of Life ou encore Rencontre. Devant un public moyennement nombreux à cause de la mauvaise diffusion de l’information, la chanteuse Hind Boukella, accompagnée de Mehdi Djama à la guitare et Rafik Kitani aux percussions, a proposé au public un programme de Bossa Nova et de Samba avant que la chanteuse Lynda Blues ne monte sur scène avec sa voix très proche de la Soul Music.
Tolérance
Coïncidant avec le 30 avril de chaque année, la Journée internationale du jazz a été proclamée par l’Unesco en 2011 pour célébrer cette musique qui «brise les barrières et favorise la tolérance et la compréhension mutuelles». Cette journée a été célébrée dans plus de 190 pays avec un programme particulier dans la ville de Melbourne en Australie. Lors de cette même soirée, les organisateurs ont également ouvert la mythique salle de cinéma L’Afrique, d’une capacité de 1400 places, à la faveur d’un concert animé par Abdou Gnawi, Phobia Rap et le groupe Hors ligne. Inaugurée en 2012 après une opération de restauration et de mise à niveau qui aura coûté la somme de 170 millions de dinars, la salle de cinéma L’Afrique est restée fermée jusqu’en 2018, date à laquelle elle avait abrité une série d’hommages à de grands noms du cinéma, avant d’être refermée. Avec le concours de la commune de Sidi M’hammed, l’Onci prévoit un programme d’animation dans ces deux salles de la capitale pendant le mois de Ramadhan, annoncent des responsables de l’office.
Les Algériens et le jazz
Il est à rappeler que la première troupe algérienne de Reda Bey avait été créée à Alger en 1939 par Mahboub Stambouli. Les chefs d’orchestre de cette troupe furent un certain Redha Messerdach puis le grand compositeur Mahboub Bati. Une autre troupe avait été créée quelque temps après à Annaba. Dans les années 1960-1970, tous les genres de musique avaient leur place. On écoutait aussi bien la chanson orientale qu’occidentale. Om Kalthoum, Abdelhalim Hafedh et Farid El Atrache avaient leurs fans tout comme El Anka, Guerouabi, Noura ou Seloua. Au moment où la chanson ah Ya Qelbi de Lamari faisait fureur, il y avait des fans de musique jazz qui avaient comme idole le défunt saxophoniste Boualem Hamani, dit Bill. L’artiste et son groupe avaient eu un grand succès lors du festival panafricain de 1969 aux côtés de Archie Shepp, Miryam Makeba et Nina Simone. Il faut rappeler qu’à toutes les époques, des Algériens ont écouté et aimé le jazz. Ils ont tous écouté Charlie Parker, Neil Amstrong ou Miles Davis pour se reposer et rêver comme ces musiciens qui ont le droit grâce au jazz d’être libres de créér tout en jouant au saxophone, au piano, à la batterie etc…
B. S./ APS

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