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Journée mondiale contre l’exploitation économique des enfants.. Un drame oublié

À la vielle de la journée mondiale contre l’exploitation économique des enfants qui correspond au 12 juin, la Déléguée nationale, présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Chorfi a indiqué que «quelque 100 cas d’exploitation économique d’enfants ont été enregistrés».

«Mandatés» par leur famille pour les assister à subvenir à leurs besoins, de jeunes mineurs sont obligés, de travailler à un âge précoce. Ce phénomène est devenu ordinaire, les conditions de vie de ces enfants le sont moins. Il est même considéré comme un drame vécu quotidiennement au su et au vu de tout le monde, autorités et citoyens. Les chiffres communiqués par les autorités restent minimes comparativement à ce qui est constaté quotidiennement sur le terrain.
À la vielle de la journée mondiale contre l’exploitation économique des enfants qui correspond au 12 juin, la Déléguée nationale, présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Chorfi a indiqué que quelque 100 cas d’exploitation économique d’enfants ont été enregistrés via le numéro vert (11-11) depuis le mois de janvier 2019. Selon elle, «le plus grand nombre durant le mois de Ramadhan et concerne la vente de produits alimentaires dans la rue et même au niveau des autoroutes, ce qui représente des situations de danger impliquant une intervention».
Elle a fait savoir, à ce propos, que les signalements de cas d’exploitation économique des enfants ont été transférés en majorité aux services du milieu ouvert relevant du ministère de Solidarité national, composés de spécialistes, d’assistants sociaux, de psychologues et des militants de droits de l’homme en charge de la protection sociale des enfants au niveau local, et ce en coordination avec les instances et institutions concernées par l’enfance. «La loi 15-12 relative à la protection de l’enfant a durci les sanctions à l’encontre de toute personne coupable d’exploitation économique d’un enfant», a-t-elle rappelé.
L’article 139 stipule que quiconque exploite économiquement un enfant est puni d’un emprisonnement d’un an à trois ans et d’une amende de 50.000 DA à 100.000 DA.
Cette peine est portée au double lorsque l’auteur de l’infraction est un ascendant de l’enfant ou responsable de sa sauvegarde. «Dans ce cadre, elle rappelle que l’exploitation économique de l’enfant, notamment son emploi ou son astreinte à un travail l’empêchant de poursuivre ses études ou nuisible à sa santé ou à son bien-être physique et/ou moral est considérée comme une question faisant partie des situations exposant l’enfant au danger», a fait savoir la présidente de l’ONPPE.
Affirmant que la protection de l’enfant contre l’exploitation économique est une responsabilité qui incombe à toute la société. Mme Chorfi a plaidé aussi pour la conjugaison des efforts, d’autant que certaines situations, a-t-elle expliqué, échappent à tout contrôle à l’instar de l’exploitation des mineurs dans le transport des marchandises au niveau des marchés parallèles.
A ce propos, la Déléguée nationale à la promotion et à la protection de l’enfance a exhorté les contribuer au signalement, qui reste le moyen de lutte le plus efficace, car permettant l’intervention en temps opportun. Mme Chorfi a fait état, également mardi à Alger, de l’installation, en janvier dernier, d’une commission thématique pour parfaire la prise en charge de la santé mentale des enfants. En marge d’une visite au service des troubles mentaux des enfants et des adolescents à l’hôpital psychiatrique Mahfoud Boucebsi (Chéraga), Mme. Chorfi a précisé que son instance avait installé, en janvier dernier, une commission thématique composée de médecins, de spécialistes et d’experts, et chargé de développer des actions liées à la santé des enfants, et plus particulièrement la santé mentale et les troubles de l’autisme. En application des dispositions de la loi numéro 15-12 du 15 juillet 2015 relative à la protection de l’enfant, il sera procédé à l’installation des autres commissions thématiques, à l’instar de celle de l’éducation, des affaires juridiques, des droits de l’enfant et de la société civile.
Plus explicite, la présidente de l’ONPPE a indiqué que «la commission de la santé mentale des enfants s’attelait, en coordination avec l’Organe, à l’élaboration d’un programme de sensibilisation sur les troubles de l’autisme, notamment en direction des familles».
Smail M.

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