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La bédéiste Amina Boulkaboul : «Je ne veux pas voiler la réalité»

Avec en poche un master 2 en physique, Amina Boukaboul s’adonne à sa passion la bande dessinée et plus précisément le manga. Bercée durant son enfance par le manga japonais, l’artiste l’affectionne et ses illustrations de personnages sont similaires, mais avec des variantes. On l’a rencontrée au stand de Z- Link lors de la 23e édition du salon international du livre d’Alger (Sila) où pour la première fois, elle présente son nouvel album intitulé «Lost Land» (terre conquise) dont le scénario et l’illustration ont été réalisées par ses soins. Scénariste et mangaka, Amina Boulkaboul offre au regard de beaux dessins de personnages bien aboutis. A 24 ans, cette jeune fille sensée estime travailler en fonction de son diplôme tout en donnant libre cours à sa passion qui est la bande dessinée. Dans cet entretien, elle raconte son aventure avec le manga.

Le Temps d’Algérie : De quoi traite cet album de bande dessinée ?
Amina Boulkaboul : «Lost land» qui signifie «terre conquise» évoque la saga d’un clan les Jake qui, en conquérant une terre veulent s’emparer d’un sabre légendaire qui se trouve sur cette terre. Le héros, chihab se révolte contre les Jake. Ce que je recherche, c’est la leçon que l’on tire et les relations entre les personnes. je fais allusion à l’amour du pays, à l’amitié et à l’amour du prochain. Dans cette histoire Chihab est nationaliste car il défend sa terre et protège ses amis.

Comment est apparue cette passion du manga ?
Durant mon enfance, je refaisais les scénarii de dessins de mangas japonais qui étaient déjà publiés. Et comme tous les jeunes de ma génération, on voyait à la télévision surtout des dessins animés japonais, j’ai donc adopté et suivi ce style pour le scénario et les illustrations.

Comment vous est venue l’idée de réaliser un album ?
Lorsque j’ai acheté pour la première fois la revue Laabstore en 2010, j’ai eu l’idée de faire une bande dessinée de mangas.  C’est durant les vacances, que j’ai confectionné cet album.  Comme j’aime la fiction et comme j’ai grandi avec le manga, j’ai utilisé ce genre de fiction car c’est plus attrayant et cela a plus d’influence qu’une histoire réelle.

Pourquoi ce titre en anglais ?
Le titre «Lost land» qui signifie «terre perdue» est plus facile par rapport au français. Dans cette langue c’est plus lourd !

Pourquoi autant de violence dans cet album?
Oui, il y a beaucoup de violences. Si je présente une histoire avec que du beau et du bien, donc je ferai croire que le monde est beau, par contre en montrant la violence, je décris la réalité et ne la voile pas.  On est habitué au réel, aux choses du quotidien, aussi on préfère ce qui est plein de mystère, de fantastique, de science-fiction. Le fait de parler de violence, n’induit pas à la violence. Bien au contraire, ce style de manga évoque les sentiments d’amour, de paix et d’amitié.

Coté projets ?
Je vais me mettre à écrire des polars et des bandes dessinées fantastiques, et continuer la suite de Lost land 1.

K. A.

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