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La CAP signe une convention avec le ministère de l’Enseignement professionnel: Des formations adaptées aux besoins de l’entreprise

A la faveur de la convention de partenariat signée, hier, à Alger entre le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels et la Confédération algérienne du Patronat (CAP), il a été convenu de mettre en adéquation permanente les offres de formation aux besoins de l’économie nationale.

Cette démarche est salutaire d’autant plus que les diplômés algériens peinent à intégrer le monde du travail à cause de leurs formations souvent en décalage aux exigences des employeurs. Ce phénomène concerne en premier lieu les universitaires algériens qui ont été orientés vers des filières de sciences sociales qui n’ont aucune perspective ni corrélation avec les besoins des entreprises et institutions algériennes. Dans le domaine de la formation professionnelle, grâce à ce type de conventions, les jeunes formés peuvent aspirer à une insertion dans la vie active.
Cette convention, signée par la directrice de la formation continue et des relations intersectorielles au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Akila Chergou, et le président de la CAP, Boualem M’rakach, vient appuyer les efforts des autorités visant à trouver de l’emploi aux jeunes diplômés. Cette convention a pour objet de définir les modalités de collaboration entre les deux parties pour la réalisation des objectifs du plan quinquennal sectoriel de formation (2015-2019) visant une adaptation permanente des offres de formation, notamment en apprentissage et en formation continue, aux besoins des activités des entreprises et des projets de développement. Il s’agit, aussi, d’ouvrir des sections de formation initiale diplômante et qualifiante dans les établissements de formation relevant du ministère dans les filières et spécialités correspondants aux besoins de la Confédération et d’organiser des stages pratiques au sein des organismes et entreprises adhérents à la Confédération. A cet effet, Mme Chergou a indiqué que cette convention s’inscrit dans le cadre de la politique de partenariat avec le secteur économique, pour «mieux l’accompagner dans le renforcement de ses compétences» afin de
«répondre aux exigences d’une économie compétitive et concurrentielle». «La politique nationale de formation vise à mettre sur le marché du travail des qualifications et des compétences professionnelles, nécessaires au développement des activités économiques, en conformité avec les exigences de l’évolution technique et technologique, d’une part, et l’amélioration des compétences des travailleurs des entreprises afin de les rendre compétitives face à la concurrence du marché», a-t-elle soutenu.
Dans ce contexte, la même responsable a fait savoir que le ministère de la Formation a conclu, à ce jour, «130 conventions-cadre et 12.123 conventions spécifiques de mise en œuvre au niveau local et 629.892 travailleurs, formés grâce au partenariat».
Pour sa part, M. M’rakach a mis en avant l’importance de la formation dans le développement économique, affirmant qu’un comité mixte de mise en œuvre, de coordination et de suivi a été mis en place pour définir et arrêter le plan de formation pluriannuel en application de cette convention de partenariat. Cette initiative mérite d’être encouragée. Autrefois, le secteur de la formation professionnelle de l’Algérie était le meilleur de toute la région. Le pays disposait d’instituts et de centres de qualité formant des techniciens supérieurs et techniciens très compétents. L’enseignement était dispensé essentiellement en langue française et le corps enseignants était d’un niveau irréprochable. L’exemple le plus édifiant est la place qu’avait l’Institut technologique d’Alger (ITEEM), formant des techniciens supérieurs dans les différentes spécialités (maintenance industrielle, maintenance des véhicules légers, maintenance système informatique, gestion base de donnes, automatisme et régulation). L’Iteem et bien d’autres établissements de la formation professionnelle étaient à l’époque une fierté nationale. L’insertion des diplômés dans le monde de l’entreprise n’était pas problématique en ce sens que les jeunes issus de ces centres maitrisaient et aimaient leurs métiers.

Samir Malek

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