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La loi Etat-nation du peuple juif adoptée par la Knesset: Netanyahu contre la paix

La paix engageant les palestiniens et les israéliens est compromise par la loi qui définit Israël comme «Etat-nation du peuple juif. Elle dénie le droit à la citoyenneté aux palestiniens d’Israël.

La perspective de paix avec deux Etats, Israël et Palestine, est refusée par le premier ministre Netanyahu qui a procédé au vote de la loi Etat- nation du peuple juif. La Knesset, le Parlement de l’État d’Israël, a adopté une loi qui définit Israël comme État-nation du peuple juif. Cette nouvelle législation a été approuvée par 62 parlementaires contre 55, dont 13 députés arabes. Après des heures de débats houleux, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu a alors déclaré : «C’est un moment décisif dans l’histoire de l’État d’Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau». Cette loi est en effet historique ! Elle inscrit la Hatikvah en tant qu’hymne officiel, et fixe l’hébreu comme seule langue officielle, alors que l’hébreu et l’arabe avaient jusqu’à présent un statut identique. Précisions de plus que le calendrier juif obtient aussi un caractère officiel. Israël a toujours eu le même drapeau et le même hymne, ils ont parfois été contestés par les citoyens arabes. Ainsi, en 2007, un ministre du gouvernement, Ghaleb Majadleh, avait refusé de chanter Hatikvah. À l’époque, Bradley Burston, un journaliste d’Haaretz, avait expliqué ce geste en considérant qu’«Israël a besoin d’un nouvel hymne, un hymne que les Arabes puissent chanter». Ce n’est désormais plus possible. Les 1,8 million d’Arabes israéliens ne peuvent donc plus se reconnaître dans les symboles de l’État. Israël regroupait deux peuples : les israélites et les Arabes. Le gouvernement de Netanyahu ne crée pas seulement une distinction entre ces deux populations, il en ignore une. C’est en tout cas la vision de l’opposition. Youssef Jabareen, député arabe de la Knesset, cité par Russia Today, considère que cette loi encourage «non seulement la discrimination, mais aussi le racisme, elle va perpétuer le statut d’infériorité des Arabes en Israël». Ayman Odeh, collègue de Jabaree, a lui tout simplement brandi un drapeau noir à la tribune de l’hémicycle pour dénoncer la «mort de la démocratie» et appeler tous les «démocrates, Juifs et Arabes, à se rassembler contre le racisme. En ce jour où Nelson Mandela aurait eu 100 ans, un nouvel apartheid verrait donc le jour en Israël.» En effet, les principes de base de la loi sont : «La terre d’Israël est la patrie historique du peuple juif, dans lequel l’État d’Israël a été établi. Mais si le sort des Arabes d’Israël est en question, celui des Palestiniens des territoires occupés l’est autant. Outre les éléments énoncés précédemment, cette nouvelle Loi Fondamentale adopte de nouveaux changements. Ainsi, après le «Jérusalem, capitale d’Israël», la nouvelle législation stipule que Jérusalem est «complète et unie», détruisant la possibilité que Jérusalem-Est devienne la capitale d’un futur État palestinien. Mais au-delà de la capitale, c’est l’ensemble du territoire qui est concerné: L’État considère le développement de la colonie juive comme une valeur nationale et agira pour encourager et promouvoir son établissement et sa consolidation. la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a prononcé une déclaration fracassante : «Nous sommes préoccupés et nous avons fait part de notre inquiétude aux autorités d’Israël.» l’Europe est préoccupée par la loi Etat-nation du peuple juif parce que la solution qu’elle prône pour établir la paix entre la Palestine et Israël est compromise. Elle proclame aussi que Jérusalem est la capitale d’Israël, y compris la partie orientale de la ville annexée et occupée par Israël. L’article le plus controversé proposait de créer des localités exclusivement réservées aux juifs, excluant les citoyens arabes israéliens. Cet article a été amendé, mais le reste du texte polémique continue de susciter des accusations de racisme à l’encontre de la minorité arabe. L’adoption d’une loi controversée définissant Israël comme l’«État-nation juif» n’est pas restée sans réaction en Syrie voisine. La loi définissant Israël comme l’État-nation juif est un acte de non-respect du droit international, a déclaré le ministère des Affaires étrangères. «La loi israélienne est une violation flagrante du droit international et une atteinte au droit historique du peuple palestinien et à son existence nationale, humanitaire et culturelle en Palestine», souligne la diplomatie, citée par l’agence Sana. Et d’ajouter que les autorités condamnaient résolument la loi adoptée par Israël.

Mounir Abi

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