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La réunion médecins résidents-MESRS n’a pas abouti: Le boycott du DEMS maintenu

Les médecins résidents maintiennent le boycott des épreuves du DEMS (Diplôme d’études médicales spécialisées).

La réunion ayant regroupé hier, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), les représentants de la Commission post-graduation au même département et ceux du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a viré à l’échec. «Les représentants du ministère de tutelle n’ont pas accepté notre proposition portant report du planning affiché, en attendant la suite du dialogue et des négociations pour la prise en charge des revendications posées sur la table», explique le Dr Hamza Boutaleb. Pour notre interlocuteur, joint au téléphone, «les causes du boycott de la première session ne sont toujours pas réglées. Il n’y a donc aucune raison d’aller passer ces examens». Après près de deux heures de réunion, les deux parties ont mis fin aux négociations, sans résultats, aggravant encore l’avenir du mouvement qui bouclera demain son 4e mois. Absent à cette rencontre, le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, sera destinataire de la requête des médecins résidents. Mais, le représentant du Camra n’a pas beaucoup d’espoir que la voix du premier responsable du secteur soit tranchante. «Généralement, c’est la Commission de la post-graduation au MESRS qui décide», a-t-il mentionné. Les épreuves du DEMS sont prévues du 18 mars au 12 avril prochain, planning rejeté par les médecins résidents en sciences médicales, pharmaceutiques et en chirurgie dentaire candidats à cet examen, qui ont réitéré leur «indéfectible engagement en faveur du mouvement du Camra». Avec cette réunion sans résultat, c’est une autre chance de perdue dans le processus de dialogue entre les médecins résidents et les autorités. La grève entamée depuis le 14 novembre 2017 a, désormais, atteint un point de non-retour, lorsque l’on sait qu’aucun accord n’a été trouvé sur des questions principales dans la plateforme de revendications des grévistes, à l’instar du service civil, du service national et du statut du résident. Les visions opposées ne laissent presque aucune chance à un possible dénouement, au moment où dans plusieurs wilayas, les blouses blanches ont voté l’année blanche.

L’activité d’astreinte suspendue

Pire, même les prestations au niveau des urgences ont été réduites par les médecins résidents dans de nombreuses structures de santé. «Désormais, nous allons appliquer à la lettre la loi en ce qui concerne le service minimum et assurer uniquement les gardes», déclare le Dr Boutaleb. En d’autres termes, c’est l’activité d’astreinte (une tâche tournante selon un programme) assurée de 8h du matin à 16h par les grévistes qui sera suspendue. Une décision qui vient «en réplique aux mesures de gel des salaires par l’administration», défend notre interlocuteur. A Sétif, à Oran, à Tizi Ouzou comme à Alger, le manque de prise en charge commence à se faire sentir sérieusement. Entre les deux parties, administration et résidents, le malade reste la seule victime qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Aïssa Moussi

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