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La situation aggravée à El Qods occupée: Crimes, trahison et colère populaire

Tandis que les ministres des Affaires étrangères de la Ligue Arabie se réunissaient, hier, l’armée d’Israël continuait à cibler les palestiniens dénonçant l’injuste reconnaissance par Washington capitale de l’occupant Israël. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes ont interdit à leurs ressortissants de manifester pour la Palestine. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, le cheikh d’El Azhar et le pape d’Egypte refusent de rencontrer le vice-président américain Mike Pence.

Quatre palestiniens ont été tués, hier, par l’armée d’occupation d’Israël dans des raids menés sur Ghaza. Deux autres ont été tués la veille dans des protestations contre la décision unilatérale du président américain de reconnaître El Qods capitale de l’occupant Israël. Le génocide contre les palestiniens continue, applaudi par Washington et certains pays arabes devenus complices de crimes perpétrés par l’occupant. Heurts, violences, morts, blessés… La situation s’est aggravée au Proche-Orient ces derniers jours après l’annonce du Président américain de reconnaître El Qods occupée capitale de l’occupant Israël. Pour l’Organisation de libération de la Palestine, Donald Trump a déclaré la guerre au peuple palestinien. Après la décision de Donald Trump de reconnaître El Qods comme capitale d’Israël, les autorités palestiniennes promettent de n’accueillir aucune délégation américaine, y compris le vice-président Mike Pence, que le Président américain envisageait à envoyer au Proche-Orient afin de discuter de la lutte contre le terrorisme. Selon le membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, OLP, Vassel Abu Youssef, la décision de Donald Trump est perçue comme une proclamation de guerre aux Palestiniens. «Sans aucun doute, les délégations américaines ne sont pas les bienvenues sur tout le territoire palestinien occupé, ainsi que le vice-président Pence. Après cette décision, il n’y a pas de négociations avec les États-Unis, cela peut être considéré comme une proclamation de guerre contre le peuple palestinien et ses dirigeants», a noté le porte-parole de l’OLP. Israël avait proclamé El Qods, y compris El Qods Est et le centre historique de la ville, sa «capitale éternelle et indivisible», une décision qui n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

Le vice président américain indésirable en Palestine

Outre le président palestinien, Mahmoud Abbas, le cheikh d’El Azhar et le pape d’Egypte refusent de rencontrer le vice président américain Mika Pence qui sera en Palestine pour dialoguer contre le terrorisme. Le pape Tawadros II de l’Église copte orthodoxe d’Égypte a annulé une rencontre avec le vice-président américain Mike Pence prévue en décembre au Caire, pour protester contre la décision unilatérale de Washington de déclarer Jérusalem capitale d’Israël, a noté l’Église hier. La décision annoncée, mercredi, par le président Donald Trump «a fait fi des sentiments de millions d’Arabes», a jugé l’Église dans un communiqué, ajoutant avoir décidé de ne pas recevoir Mike Pence au cours de sa visite en Egypte. Cette décision intervient un jour après l’annulation par le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam, d’une rencontre prévue avec Mike Pence pour les mêmes motifs. Le statut de la ville est l’un des problèmes-clés du processus de paix au Proche-Orient. Toutes les ambassades étrangères en Israël se trouvent à Tel-Aviv. En 1995, le Congrès américain a adopté la loi prévoyant le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Mais à cause du statut contesté de cette ville et de l’importance de cette question pour les pays arabo-musulmans, tous les Présidents américains signaient tous les six mois une dérogation à cette loi. La reconnaissance par Washington d’El Qods occupée capitale d’Israël, encouragent les crimes perpétrés par Israël contre les musulmans, est dénoncée par la communauté mondiale. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est exprimé contre cette décision colonialiste. Le président américain a toujours exprimé la partialité au bénéfice du premier ministre Netanyahu.

L’Arabie saoudite et le Bahreïn interdisent le soutien populaire à la Palestine

L’Arabie saoudite et Bahreïn empêchent leurs ressortissants de manifester contre la décision de Trump sur Qods et en solidarité avec les Palestiniens. Alors que les protestations contre la décision de Trump sur la ville sainte de Qods se poursuivent dans plusieurs pays arabes et musulmans pour exprimer la solidarité avec les Palestiniens, les ambassades saoudienne et bahreïnie à Amman capitale jordanienne ont interdit à leurs ressortissants de participer dans les manifestations. Sous prétexte que ces manifestations pourraient mettre en danger la vie de leurs ressortissants, les ambassades saoudienne et bahreïnie ont exhorté leurs ressortissants à ne pas rejoindre les manifestants qui protestent contre la décision de Donald Trump de reconnaître la ville sainte de Qods comme capitale des territoires occupés dits Israël. Ce geste n’est pas étonnant venant de l’Arabie saoudite, qui est le premier allié de l’Amérique de Donald Trump dans le monde arabe, et qui tente depuis ces derniers mois de normaliser avec Israël. Depuis la décision explosive et controversée des USA, d’avoir reconnu la sainte Qods comme capitale d’Israël, de nombreux pays arabes et musulmans dont la Jordanie sont le théâtre de manifestations et de la colère anti-américaines. Lors d’une interview à la télévision égyptienne et en marge de la conférence des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a déclaré que son pays attendait la mise en œuvre de «l’initiative de paix arabe» fixée lors du sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en 2002 pour la normalisation des relations avec le régime de Tel-Aviv. En outre, au nom de la lutte contre un ennemi commun, l’Iran, Riyad cherche à se rapprocher d’Israël, quitte à abandonner El Qods. Le New York Time, cité par la presse française, s’est fait l’écho au début de la semaine d’une information qui prouve la complicité de l’Arabie saoudite dans l’abandon d’El Qods à l’occupant Israël. Le mois dernier, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a rencontré le chef de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et lui a fait une proposition pour la moins inattendue : renoncer à faire de Jérusalem-Est la capitale du futur État palestinien au profit d’Abu Dis, localité située au sud-est de la ville sainte. Hors contexte, la suggestion est proprement incompréhensible : comment MBS, futur roi d’Arabie saoudite, peut-il suggérer à l’allié palestinien d’abandonner ce principe fondateur et faire ainsi le jeu de leur ennemi commun, Israël ? L’explication se trouve dans la redistribution des cartes au niveau régional. L’Arabie saoudite est aujourd’hui engagée dans un bras de fer contre l’Iran pour des raisons de prééminence à la fois religieuse, sunnites contre chiites, et géopolitique.

Mounir Abi

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