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L’ambassadeur d’algérie en Irak convoqué: Une polémique qui n’a pas lieu d’être

Ce qui devait être un simple match de football, entre une équipe algérienne et une autre irakienne, dans le cadre de la Coupe Arabe des clubs, vire à la crise diplomatique entre les deux pays.
A cause de chants glorifiant l’ancien président irakien, Saddam Hussein, et des propos obscènes contre la communauté chiite, lancés par les supporters de l’USMA, lors du match contre un club irakien, dénommé «Forces Aériennes», l’ambassadeur d’Algérie en Irak a été convoqué, hier, par le ministère irakien des Affaires étrangères.
Dans un communiqué, le département irakien des AE a affirmé avoir dénoncé le comportement de certains supporters, présents lors du match qui s’est déroulé au stade Omar Hamadi.
Le ministère a demandé «des éclaircissements aux autorités compétentes pour cet acte condamnable». Cette décision intervient, donc, au lendemain du match qui a opposé l’USM Alger au club irakien «Forces Aériennes», qui s’est retiré à la 70e minute du jeu de la pelouse, en signe de protestation contre les slogans lancés par certains supporters. Un geste contre lequel la presse irakienne et les autorités sont unanimes. Mais il paraît que ce qui a scandalisé l’hôte de l’USMA sont les insultes contre les chiites, plutôt que les glorifications de Saddam Hussein. Dans les pays orientaux, les différends et sensibilités entre sunnites et chiites sont légion. C’est la principale raison des conflits sans fin entre l’Arabie Saoudite et l’Iran par exemple. Mais l’Algérie, pays d’obédience sunnite, est restée loin du conflit, même si une certaine frange de la société, représentée par les salafistes, soutiennent contre vent et marrée les Al saoud.
Les autorités officielles n’ont jamais pris position dans ce conflit, et le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, avait déclaré, il y a quelques mois, que la guerre entre sunnite et chiite de l’Orient ne nous regarde pas.
L’Algérie va-t-elle réagir alors, à la convocation de son ambassadeur à Baghdad ?
En attendant de le savoir, il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que le pays frôle la crise diplomatique avec un pays étranger, à cause d’un match de football.
Le mois de décembre 2017, des supporters de l’AS Ain M’lila (Ligue 2), ont déployé dans les gradins une banderole géante du roi Salmane d’Arabie saoudite, et le président américain Donald Trump.
Ce tifo, montrant une tête constituée du Roi Salmane et de Donald Trump, a été déployé en signe d’indignation, et de protestation contre la décision du président américain, de reconnaître Al-Qods comme la capitale d’Israël. L’ambassadeur de l’Arabie saoudite en Algérie avait aussitôt réagi, en promettant que des mesures allaient être prises.
Une enquête avait été ouverte alors sur le geste des supporters de l’AS Aïn M’lila.
Le 19 décembre, l’ambassadeur du royaume à Alger a publié un texte, informant que le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté les excuses du peuple et du gouvernement algériens à l’Arabie saoudite. Ce qu’il faut retenir de l’incident du stade Omar Hamadi, c’est le fait qu’il n’est pas le résultat d’un travail organisé, ni même l’expression de la position officielle de l’Algérie et de tout le peuple Algérien.

Karim Aimeur

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