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Largesse d’esprit ou manœuvre politique ? : Un juif sur les listes des candidats d’Ennahda en Tunisie

Le parti politique tunisien dit islamiste Ennahda serait-il capable de largesse d’esprit ? El Ghennouchi qui n’a pas dénoncé les milliers de terroristes tunisiens allés renforcer Daech, tenterait de montrer une image laique en perspective des élections municipales prévues pour le 6 mai.

Le parti islamiste tunisien Ennahda présentera un Tunisien de confession juive, Simon Slama, sur sa liste des élections municipales. Une annonce qui s’inscrit selon le parti dans le droit fil de ses nouvelles orientations. Le parti islamiste Ennahda l’a fait. À défaut d’étendre sa juridiction à l’islam de France, le parti de Rached Ghannouchi présentera un Tunisien de confession juive aux municipales. «Nos listes sont ouvertes aux indépendants (non encartés, ndlr), dont fait partie Monsieur Simon Slama. Quoi de plus normal? Cela s’inscrit dans le choix qui a été fait, après le 10e Congrès du parti, mai 2016, de s’ouvrir à tous les Tunisiens et toutes les Tunisiennes, à toutes les composantes et compétences nationales.». Les observateurs de la scène politiques de l’époque, qui avaient abondamment commenté le choix du parti de séparer le politique du religieux, étaient loin de se douter de la largesse d’esprit dont ferait preuve le parti islamiste. Un véritable «coup de maître», a commenté un journaliste dans une radio privée en évoquant une récente réunion de Juifs tunisiens à Belleville pour discuter et approuver de cette candidature. Pour Jacob Perez, un Tunisien de confession juive, Si Ennahda a désigné un Juif dans une liste de Monastir, alors considérez dès maintenant que je suis islamiste, proclame-t-il, estimant que «depuis l’indépendance, jusqu’à ce jour, aucun parti, aucune organisation ne nous a jamais rendu justice». Il répondait à un internaute saluant l’habilité d’Ennahda, qui a réussi un coup comme les plus laïcs parmi les partis politiques n’oseraient jamais prendre. «Ils ont placé ce Tunisien de confession juive dans leur liste de Monastir, du littoral tunisien, une circonscription où ils ne sont pas en bonne position. Pourquoi ne pas l’avoir fait ailleurs, notamment dans leurs propres fiefs, ou même à Djerba où il y’ a une forte communauté juive?», s’interroge l’ecrivain tunisien Adnen Limam,cité par un média russe. Prévues le 6 mai, après plusieurs reports, les élections municipales interviennent à un moment où la Tunisie est confrontée à des difficultés financières. L’Europe a mis la Tunisie sur la liste des pays où ont lieu le blanchiment d’argent et financement du terrorisme. Une crise politique a lieu en Tunisie dont l’opinion publique dénonce le parti dit islamiste Ennahda. El Ghennouchi leader d’Ennahda n’a pas dénoncé les milliers de terroristes tunisiens allés renforcer les rangs de Daech. Les Tunisiens qui refusent le terrorisme ont dénoncé l’hostilité exprimée par Ghennouchi à l’égard de Damas. Nombre d’attentats terroristes ont été perpetrés contre la Tunisie par Daech.

Mounir Abi

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