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L’art perd des stars: Ces artistes qu’on ne reverra plus

L’année 2018 a été marquée par la perte de grands artistes, notamment des hommes de lettres, chanteurs, comédiens, musiciens et artistes qui ont laissé un vide dans la vie culturelle algérienne.

L’année 2018 a été marquée par la disparition de grands artistes, écrivains et hommes de culture tels que les chanteurs Djamel Allam, Rachid Taha, la comédienne Sonia et le sculpteur Mohamed Demagh.
Le mois de septembre a été marqué par la disparition de deux grands chanteurs qui ont imposé leurs noms au niveau international. A quelques jours d’intervalle, Djamel Allam est allé rejoindre le rocker Rachid Taha, mort à Paris. Djamel Allam qui avait lutté durant une longue période contre la maladie n’avait jamais oublié les notes andalouses apprises auprès de son premier maître Cheikh Sadek Bedjaoui et avait su lier ces sons et ceux qu’ils écoutaient dans la kabylie de son enfance pour les mettre au goût du jour avec les sonorités les plus modernes. Egalement attaché à l’Algérie malgré une vie menée en grande partie en Europe, Rachid Taha avait aussi réussi à faire renaître la chanson algérienne et à l’exporter vers d’autres pays et même vers l’Amérique. Grâce à lui, la chanson «Ya Rayeh» du défunt Dahmane El Harrachi a fait le tour du monde.

Une grande perte
Le monde de la chanson Chaâbi a été touché au mois de Mars par la perte de Dahmane Aissaoui, un brillant chanteur de Chaâbi et Hawzi. Alors qu’il avait les capacités de continuer à chanter ou à jouer au Banjo lors des fêtes familiales, Dahmane Aissaoui a préféré se consacrer à la recherche dans le domaine du Chaâbi et à l’encouragement des jeunes chanteurs. Il a animé une émission radiophonique et fut appelé en tant que membre du jury du festival national de la chanson Chaâbi. Dahmane Aissaoui qui fut pendant de longues années cadre d’un organisme international était connu pour sa double culture arabe et française. Après Djamel Allam, la chanson kabyle a été secouée par la mort en novembre dernier de Ali Halli mort dans un hôpital à Montpellier après une longue maladie. L’année 2018 a été marquée par la mort de nombreux artistes et hommes de culture connus et moins connus. Dés le début de l’année, on a appris le décès du musicien Mustapha Adda, de l’auteur Mohamed Gueliz mort à 94 ans et de l’écrivain, journaliste et moudjahid Zahir Ihaddaden. Le professeur Ihaddaden qui a écrit ses mémoires a adhéré très tôt au PPA et fit partie de l’équipe qui a relancé le journal El Moudjahid en 1957. Au lendemain de l’indépendance, il a été parmi les premiers enseignants de l’école de journalisme. Les hommes de lettres Ahmed Chribet et Hafnaoui Zaghez sont aussi partis durant cette année.

Le théâtre en deuil

La scène théâtrale fut endeuillée par la mort de plusieurs comédiens. La disparition de la grande comédienne Sonia (Sakina Mekkiou) à 65 ans a été un grand coup pour le théâtre algérien que pour tous ses fans. Le monde du 4e art a perdu cette année Sonia, mais aussi Samia Saâdi, «Cheikh Laâouini» (saïd Bouaouina), parti à 69 ans et l’homme de théâtre, Mohamed Benmohamed, mort à 76 ans. Celui-ci a été rejoint cinq jours plus tard par le blidéen Omar Tayane, disparu à 78 ans. Le comédien Mohamed Djedid dit Houari ou Boudaw décédera quant à lui le 15 avril à Oran à l’âge de 55 ans alors qu’il était plein de dynamisme. Tout comme pour Sonia et tous ces artistes, le monde du théâtre a été endeuillé par la mort à 78 ans du grand comédien Amar Maârouf ainsi que de l’ami des enfants

Rafik El Abed.

L’homme de théâtre Mahieddine Bouzid, (Mahiou), décédera le 11 octobre à l’âge de 56 ans. L’écrivain-journaliste, Abdelkader Nour, l’écrivain Hamid Ali Bouacida, l’ancien bassiste du groupe Les Choukas, Kamel Doukali et le cinéaste et producteur Rachid Diguer disparaîtront aussi de la vie artistique algérienne qui a vu aussi le départ vers l’au delà du pianiste et chef d’orchestre chaâbi, Omar Tafiani et de la jeune musicienne et chanteuse andalouse Zoulikha Benaouamer alors qu’elle n’avait que 21 ans.
La jeune romancière et poétesse Kaissa Khelifi et le poète Athmane Loucif nous ont également quittés en 2018.

Une longue liste

Les arts plastiques ont aussi été attristés par la mort du peintre Abdelkader Houamel et du sculpteur algérien Mohamed Demagh ravi aux siens le 17 août dernier.
Surnommé «le loup blanc des Aures», Demagh était moudjahid et doyen des sculpteurs. L’année qui tire à sa fin a emmené avec elle le danseur de ballet «Karim Djawhara» et le comédien et compositeur Ahmed Hamdane connu pour son émission «Ettaxi El Mekhfi» et la chanson du générique dont il est lui-même l’interprète, le parolier et le compositeur. Alors qu’on est à la veille de la nouvelle année, on a été surpris par l’annonce du décès de l’un des piliers du théâtre amateur des années 1970, Mokhtar Athmani qui était également animateur de la troupe «Le Prolet cult» de Saïda. Connu pour son film «Nahla» qu’il avait consacré à la guerre au Liban, le réalisateur Farouk Belloufa mort le 09 Avril en France fait partie de cette longue liste d’artistes qu’on ne verra plus.
Ali Beloud qui avait produit de très beaux documentaires, notamment sur le Sahara est aussi sur la liste de ceux qui nous ont quittés cette année.

Bari Stambouli

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