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Le 7e vendredi de la contestation à Bouira.. La foule réitère ses revendications

Le septième vendredi de la contestation populaire contre le régime a drainé une importante foule à Bouira. Ni la démission du chef de l’Etat, ni la composante du nouveau gouvernement, et à sa tête Noureddine Bedoui, n’ont pu dissuader les dizaines de milliers de sortir hier, et envahir les rues de la ville. Au contraire, les décisions qui sont prises au sommet ne font qu’attiser la foule, qui ne cesse de réclamer le départ de tous. Toutes les personnes qui symbolisent le système politique en place sont décriées. Pour la journée d’hier, les marcheurs ont pu fixer un seul itinéraire, contrairement aux journées précédentes, où des manifestants prenaient des directions différentes. Les marcheurs qui affluaient par centaines, se sont rassemblés au niveau du siège de la wilaya, pour sillonner la ville et retourner jusqu’à l’esplanade de la maison de la culture.
Aux côtés des pancartes qui portaient les mêmes slogans du début du mouvement, d’autres revendications ont fait leur apparition, notamment le départ des trois personnages actuellement en poste, Bedoui, Belaiz et Bensalah, que la foule qualifie des « trois B ». Le gouvernement formé par Noureddine Bedoui est également en ligne de mire du mouvement de contestation. « Le peuple réclame une véritable transition, et non un gouvernement composé des figures du système en place. Ça ne peut pas fonctionner de cette façon, ils veulent gagner du temps et nous bluffer comme ils l’ont toujours fait. Cette fois-ci, nous ne reculons pas. Nous ne cesseront de marcher que lorsqu’ils auront tous dégagé », a déclaré un manifestant.
« Nous ne voulons pas la constitution de la mafia, mais celle du Hirak », lit-on sur une pancarte. D’autres banderoles interpellent l’opinion sur les jeunes assassinés en Kabylie en 2001. « Les 128 martyrs répondent : ulac smah ulac (Il n’y a pas de pardon) », lit-on sur une banderole écrite en blanc sur fond noir. C’est une allusion à la lettre du désormais ex-président de la République au peuple algérien. Pour le chef d’état-major et vice-ministre de la défense, il n’a pas été épargné par la foule. « Oui pour la volonté générale et non à la volonté d’un général », lit-on encore sur une autre pancarte. « L’armée doit assurer la sécurité des citoyens et préserver l’intégrité territoriale du pays. Mais elle ne doit s’immiscer dans le jeu politique. Et si l’armée se dit prête à satisfaire les revendications du peuple, dans ce cas, le peuple réclame une transition sans les figures du système politique actuel », souligne un jeune marcheur. La foule a appelé aussi à ce que les hauts responsables corrompus soient traduits en justice et rendent des comptes.
Ali Cherarak

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