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Le défunt était présent au Symposium du renouveau du football algérien: La visite d’adieu à sa seconde famille

Même s’il était un peu souffrant, notre défunt confrère et collègue, Ahmed Achour, a tenu à assister au Symposium sur le renouveau du football national, surtout qu’il était invité par la FAF à apporter sa contribution au niveau de l’atelier sur les Réformes juridiques, les Relations avec les médias et les institutions. Victime d’un léger malaise après les travaux de la matinée, il a quitté précipitamment le Centre International des Conférences du Club des Pins pour aller directement consulter son médecin traitant.
Le destin a voulu qu’il rencontre une dernière fois les confrères et les acteurs du football national, qui lui vouent un grand respect et avec lesquels il entretient d’excellents rapports. C’était sa visite d’adieu à sa seconde famille, celle de la presse, du football, voire du sport algérien en général, car plusieurs personnalités sportives étaient conviées à ce Symposium, la dernière activité qu’il couvrait, lui qui a continué à travailler sur le terrain malgré le poids de l’âge et de la maladie, par amour de son métier, sa grande passion. «Le regretté Ahmed Achour qu’on aime et qu’on respecte tant m’a demandé de saluer chaleureusement son grand ami Boualem Tiab de sa part. C’était prémonitoire. C’est incroyable. Sa brusque disparition nous a bouleversés. C’est une grosse perte pour le journalisme et le sport algérien», nous a confié Hakim Meddane, hier au cimetière Sidi Tayeb d’El-Harrach, où notre confrère a été inhumé, en présence d’une foule nombreuse et de plusieurs personnalités sportives et politiques, toutes générations confondues. Même si son médecin traitant lui ait prescrit du repos, le défunt a continué à envoyer des papiers à la rédaction et à poursuivre sa mission, son œuvre. Il a produit, lundi, son ultime éditorial sur ce Symposium sur le renouveau du football algérien, un édito qu’il a envoyé de chez lui.
Le lendemain, il m’a appelé pour m’informer qu’il va continuer à écrire sur ce symposium que j’ai eu le plaisir et l’honneur de couvrir avec lui. Il a donc écrit son dernier article. Il pensait à l’édition du vendredi et on a discuté ensemble de l’actualité et des sujets à traiter, mais la mort l’a emporté la veille. J’ai reçu un autre appel de son portable en début d’après-midi. C’est sa fille qui était au bout du fil, en pleurs. Elle m’a annoncé la terrible nouvelle. Insupportable ! Ahmed Achour nous a quittés subitement, laissant derrière lui un grand vide. C’est un monument de la presse sportive qui s’en va. Irremplaçable. Adieu l’ami, le grande frère, le père spirituel, le guide. Repose en paix.

L’hommage de la FAF

C’est avec une énorme tristesse et un sentiment douloureux que le président, les membres du Bureau Fédéral et tous les membres de l’assemblée générale de la Fédération algérienne de football ont appris le décès, en ce jour de jeudi 14 décembre 2017, du regretté Ahmed ACHOUR, l’un des doyens de la presse sportive nationale. Cette nouvelle a été bouleversante : d’abord parce que l’homme a toujours été d’une extrême gentillesse et d’une disponibilité à toute épreuve. Jamais un mot déplacé ou mal placé ; ensuite, cette nouvelle intervient moins de 48 heures après le symposium que la FAF a organisé les 11 et le 12 de ce mois, auquel il a pris part avec passion et professionnalisme. Un tel événement ne peut se dérouler sans la présence de cette belle plume qu’est Ahmed Achour qui a, tout au long de sa carrière journalistique, couvert ce genre d’événement avec un style propre à lui, empreint de remarques pertinentes et objectives. Ce jour-là, et contrairement à ses habitudes, Ahmed Achour a marqué sa présence aux débats qui se déroulaient en plénière, mais n’a pas été vu dans les ateliers, car il paraissait fatigué… Ahmed Achour, c’est près de 50 ans de carrière de journalisme sportif, un métier pour lequel il a opté par amour, le préférant à celui de chirurgien-dentiste qu’il a définitivement abandonné en 1990 quand il a décidé d’intégrer la rédaction sportive d’El Moudjahid, un journal avec lequel il collaborait depuis 1969. Après son admission à la retraite, il a exercé son talent à l’Expression, avant d’opter définitivement pour le journal Le Temps d’Algérie

Larbi Bouazza

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