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Le doute est permis…

Aujourd’hui que les Etats-Unis s’intéressent à l’Algérie, par le biais d’une semaine économique et culturelle inédite, braquons un peu nos mirettes sur ce 11 septembre 2001 qui, entre la version officielle, selon laquelle les tours jumelles ont été détruites par des avions, qui ont été volés et pilotés par des terroristes, et les théories du complot, continuent encore à semer le doute, 17 ans après. De nouvelles images en HD sont proposées au décryptage, et on nage dans une forme de doute méthodique. Il refuse tous les amalgames simplistes, toute généralisation hâtive, toute idée reçue sur ce 11 septembre, et les explications données par l’administration US. Rappelons-nous : dès le 11 septembre 2001, on nous a fait savoir que Ben Laden était le principal responsable des attentats, et le 21 septembre, les talibans ont proposé de le remettre contre la preuve de sa culpabilité. Le 23 septembre, Colin Powell, alors Secrétaire d’Etat, annonçait que le gouvernement allait «présenter au monde, au peuple Américain, un dossier convaincant, montrant que Ben Laden est le responsable des attentats». Le lendemain, Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité, déclarait, pour sa part, que le gouvernement avait des preuves très solides. Et, 17 ans après, elles n’ont toujours pas été rendues publics. Sur Ben Laden, la fiche du FBI ne mentionnait pas le 11 septembre, et quand un journaliste l’a fait remarquer à un porte-parole du FBI, il lui a été répondu qu’il n’y avait «pas de preuve tangible» de son implication. L’ancien leader d’Al-Qaïda, qui aurait rencontré la CIA deux mois avant les attentats, a en outre nié son implication à plusieurs reprises. Et qui dit CIA pense automatiquement à magouilles et Cie… Alors, l’organisation machiavélique de ce 11 septembre, est-elle le fait d’un seul «cerveau» ? Le doute est permis, faute de preuves tangibles. La thèse officielle, c’est à dire les explications présentées par l’administration américaine au travers de différents rapports, n’a toujours pas été démontrée, et comme nous l’enseigne la pensée critique, «Ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve». On pourrait comprendre que les défenseurs de la thèse officielle ne fassent pas l’effort de présenter des preuves, si elle faisait consensus, mais ce n’est pas le cas, puisqu’elle est contestée par de nombreux journalistes et universitaires à travers le monde. Cela ne signifie pas que tout est faux dans les explications officielles, il y a même beaucoup de vrai, mais il est mélangé avec du faux et de l’invérifiable. C’est du même tonneau que pour l’assassinat de Kennedy, on ne le saura jamais. Et si les islamistes défendent encore la thèse officielle, c’est qu’ils ne veulent surtout pas qu’on leur enlève ce qu’ils pensent être un exploit d’Al-Qaïda. Ils estiment que sa remise en cause pousserait les musulmans à abandonner le djihad… En fait, quand le 11 septembre s’est produit, les faucons américains s’en sont servis comme prétexte pour entrer en guerre. Ils se sont alors transformés en vautours, tout en se faisant passer pour des colombes, qui allaient apporter la paix et la démocratie. Notons seulement que l’arrêt de mort de Saddam Hussein, avait été signé le lendemain des attentats du 11 septembre. George Bush avait déclaré, quelques semaines avant l’invasion de l’Irak en 2003, que «les prophéties bibliques étaient en train de s’accomplir», (…). La guerre en Irak et celle en Afghanistan ont causé la mort de plus d’un million de personnes, ce qui a été qualifié de «crime contre l’humanité», proche du génocide. Inutile de rappeler que le 11 septembre, a eu pour conséquences des guerres dans plusieurs pays, mais aussi Guantanamo et la surveillance de masse dont profite, aujourd’hui, Donald Trump. Et le comble dans tout ça, c’est le tour de passe-passe, suscitant l’amalgame entre islamistes et musulmans. Là, aucun doute n’est permis…

M. N.

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