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Le FCE organise une rencontre à Paris: «Casser» les idées reçues sur l’économie algérienne

Afin de «casser» les idées reçues, en France, sur la réalité économique de l’Algérie, et de lever toutes les méconnaissances du côté français de cette réalité, une rencontre s’est tenue au siège du groupe médiatique Les Echos–Le Parisien.

«Algérie, les nouvelles dynamiques entrepreneuriales» a permis, le temps d’une matinée, de croiser les informations et les regards sur ce qui se passe réellement, dans la sphère économique algérienne en pleine transformation, de l’avis de nombreux intervenants. «Le développement de l’Algérie est une réalité encore méconnue de ce côté-ci de la Méditerranée. Pourtant, le pays, et tout particulièrement son économie privée, est en mouvement», a-t-on expliqué du côté des organisateurs.
Cette rencontre, organisée en partenariat avec le Forum des chefs d’entreprises (FCE), qui a fait déplacer une délégation importante, conduite par son président, Ali Haddad.
Dans son intervention devant un nombre d’opérateurs, journalistes, économistes et l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, le président du FCE a expliqué que la thématique de la rencontre est «appropriée» au contexte actuel de l’économie algérienne, permettant la valorisation de son «immense» territoire, et la construction d’un socle «solide» sur lequel «s’appuient les réformes de deuxième génération engagées». Dans ce contexte, il a indiqué que l’entreprise privée est devenue un «véritable» moteur de création de richesse et d’emplois.
Pour sa part, Olivier Pastré, professeur d’économie à l’université de Paris VIII, président de la banque d’affaires IM Bank et membre du Cercle des économistes, a évoqué les enjeux auxquels l’Algérie devra faire face, citant entre autres, celui de la diversification de l’économie. «Aucune économie ne peut se développer sans diversification», a-t-il dit, recommandant à l’Algérie de sortir de la mono-industrie, et aller vers davantage de diversification.
Il a insisté sur le développement des nouvelles technologies dans l’économie, pour «éviter les intermédiaires» pour lesquels, a-t-il affirmé, «on est tous dépendants». Il a ajouté que l’Algérie doit inscrire, dans ses perspectives économiques, l’entreprise locale en adoptant une approche «botomup», qui se base sur la microéconomie. Deux panels différents ont examiné comment l’Algérie favorise un système permettant le développement et l’implantation des entreprises du système privé, et les nouveaux métiers de l’économie de demain. C’est dans ce cadre, que la vice-présidente du FCE, Nacéra Haddad, a recommandé aux entrepreneurs français, de «regarder l’Algérie avec ses réalités et ses potentialités». Ahmed Tibaoui, vice-président du FCE et DG de World Trade Center, est allé dans le même sens en soulignant, chiffres à l’appui, que les partenaires français «doivent comprendre qu’il y a un véritable changement en Algérie». «La crise du marché pétrolier dans le monde a été bénéfique pour l’Algérie afin qu’elle dépasse l’économie de rente», précisant qu’il existe actuellement un contexte «favorable» à l’investissement et au co-développement, malgré les difficultés qui «peuvent être dépassées».
Pour leur part, les opérateurs français déjà installés en Algérie, comme Jullien Salas, DGA de CIS, spécialisé dans la gestion de bases-vie en milieux extrêmes, ont relevé la qualité de la main-d’œuvre algérienne, soulignant que le «terreau est fertile». «L’économie algérienne est diversifiée et jouit de compétences», a témoigné de son côté Jean-Philippe Duval, Associé en charge de l’Advisory pour l’Afrique francophone chez le cabinet d’audit PwC.

Samir Malek

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