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Le FFS, le RCD, le PT et les islamistes n’ont pas une position commune: Apn l’opposition divisée

Face à l’union des partis de la majorité présidentielles qui ont destitué le président de l’APN Saïd Bouhadja et élu Mouad Bouchareb à sa place, les partis de l’opposition démontrent une nouvelle fois leurs divisions.

Alors que la situation exige une position commune, ces partis préfèrent agir sans concertation ni coordination.  L’un suspend ses activités, l’autre décide de les poursuivre au moment où d’autres cherchent encore la position à adopter et sont perdus entre l’option de démissionner, de geler les activités ou de poursuivre le travail. Ainsi, le MSP, parti le plus représenté parmi les partis de l’opposition avec 35 députés, refuse toute idée de remettre le mandat, ni geler ses activités.
L’autre camp des islamistes, à savoir l’alliance El Adala, Ennahda et El Binai, n’a pas encore tranché : «Nous n’avons pas encore examiné la position à prendre. On a souhaité une concertation avec les autres partis de l’opposition, mais apparemment, chacun y est allé de sa propre décision», a déclaré Lakhdar Benkhelaf. Contacté par nos soins, ce député estime que le gel des activités n’a aucun sens, ajoutant que la démission a un impact plus important. Mais à ses yeux, la meilleure solution reste la dissolution de l’Assemblée.
Du côté du Parti des travailleurs (PT), on estime qu’il n’y a aucune crise à l’APN mais juste une crise au sein du parti FLN. «Nous sommes des élus, nous avons des engagements que nous continuerons à respecter, même si nous ne nous faisons pas d’illusions. Nous sommes pour un renouveau politique et institutionnel qui implique des élections pour une assemblée nationale constituante, et donc la dissolution de l’actuelle APN», indique Ramdane Taazibt, interrogé par le Temps d’Algérie. «Le PT, qui n’a pas pris part à la séance de vote qui a désigné au début du mandat Said Bouhadja, car l’APN est issue d’un hold-up électoral perpétré par l’administration et l’argent sale, n’a pas pris de position entre les belligérants pro et anti Bouhadja», a-t-il ajouté, précisant que «si on considère qu’il n’y a rien à l’APN, le PT agira en conséquence et prendra toutes ses responsabilités». Le plus vieux parti de l’opposition a, quant à lui, suspendu ses activités au sein des deux chambres du Parlement, à cause du flou qui entoure la gestion de la crise de l’APN. Affirmant qu’ils suivront l’évolution de la situation, les parlementaires du FFS ont précisé qu’ils vont consacrer leurs activités «aux sorties sur le terrain à travers les différentes wilayas pour rencontrer les citoyens, être à leur écoute et se solidariser avec les syndicalistes, les militants des droits de l’Homme, les militants victimes de harcèlements et de poursuites judiciaires d’une manière abusive». Ils se sont engagés «à poursuivre la lutte pour la construction de l’Etat de droit et des institutions, de la justice sociale et de la gouvernance, un Etat souverain qui garantisse les droits et les libertés des citoyens, la consécration du principe d’alternance au pouvoir et la lutte contre la corruption et la gestion violente des institutions».
Pour sa part, le RCD qui avait dénoncé le coup de force contre Bouhadja a décidé de maintenir ses députés au sein de l’Assemblée et de travailler avec le nouveau président comme ils avaient travaillé avec l’ancien. Pourtant, le jour de l’élection du nouveau président, les députés du RCD ont appelé l’ensemble des députés opposés au coup de force pour engager une concertation en vue d’entreprendre des actions communes dans le sens de la légalité constitutionnelle.

Karim Aimeur

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