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Le Groupe «médias Temps nouveaux» organise une journée ouverte sous le sceau de la «résistance».. Opération sauvetage

Hier, lors de la journée de «résistance», nombre d’experts ont dans ce sillage appelé l’Etat à intervenir pour sauver le groupe et même à user du droit de préemption pour ce faire. L’espoir demeure permis.

En raison des importants problèmes financiers rencontrés par le «Groupe médias temps nouveau», une journée «portes-ouvertes» à été organisée hier, avec comme principal objectif sauver le groupe et les emplois. Tout au long de la journée, et répondant à l’appel de détresse des fonctionnaires du groupe, professeurs, collègues journalistes, experts dans divers secteurs, homes politiques, syndicalistes, ont animé des débats riches en informations. Ils ont tous tenu à témoigner du professionnalisme des employés du groupe auxquels ils ont rendu hommage et ont apporté leur soutien. Cette journée qui a débuté à 10h00 du matin a connu une forte affluence. Qu’ils soient professionnels où simples visiteurs, cette action a attisé la curiosité de tout un chacun, notamment après les actions entreprises par les employés du groupe. «Samidoun, Moustamiroun, (résistants, nous avançons)», tel est le slogan choisi par les employés de ce groupe.
Pour ces derniers, ce slogan est fort et significatif car il reflète leur volonté et leur détermination à sauver le groupe de la faillite. Le groupe médiatique passe par une période très difficile. Retard dans le virement des salaires, suppression des postes de travail, non attribution de la publicité publique (ANEP). En effet, depuis quelques temps, la crise a fortement impacté le Groupe médiatique. «Dzair TV, Dzaïr new, le Temps d’Algérie et El Waqt al Djazaïr» risquent de baisser rideaux après de longues années de service. pour les mêmes raisons, les responsable ont décidé de «fusionner» Dzaïr News et Dzaïr TV à partir du 25 juin. la «News», n’existera donc, plus à partir de cette date. Accomplissant un travail professionnel, les employés de ce groupe ont su transmettre une information correcte au grand public, et ce bien avant le 22 février dernier (début du mouvement populaire), comme ont en témoigné beaucoup d’invités.
Le Groupe fait face à d’énormes dificultés. Cependant, toute cette pression n’a pas pu impacter sur le travail diffusé. Ils ont, en cette période sensible, surpassé tous les obstacles et ont effectué leur mission contre vents et marées. Ces enfants du peuple ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils refusaient de «politiser le métier de journalisme». «Nous sommes la voix du peuple», «notre devoir est de transmettre une information correcte», «rien ni personne ne peut toucher à notre crédibilité !», des propos forts lancés par ces travailleurs. A travers des communiqués publiés par le comité de sauvetage du groupe, les employés ont dénoncé la mauvaise gestion dont à fait objet le groupe lors des années précédentes. Ces erreurs mettent en péril le sort de plus de 400 familles. Pour sauver leur entreprise, ils ont réclamé l’ouverture du capital du groupe et la constitution d’un comité de gestion composé de ses travailleurs pour «gérer la situation actuelle».
Ils avaient, dans ce même sillage, tenu un sit-in devant la maison de la presse «Tahar Djaout», pour réclamer leurs droits et dénoncer la suppression des emplois. «Nous sommes des journalistes, non les membres d’un gang !» et «libérez la presse !», ont scandé les travailleurs du groupe «Temps nouveaux». Cette action a pour objectif pour dénoncer l’injustice dont fait objet le Groupe. La veille, la direction a dans un communiqué appelé à «des mesures beaucoup plus radicales comme trouver un repreneur». Le communiqué souligne que la direction a obtenu «l’engagement ferme des propriétaires en vue de faciliter la transaction, et d’entamer les négociations dans les meilleurs délais, dans le seul intérêt des travailleurs et la préservation de l’entreprise». Hier, lors de la journée de «résistance», nombre d’experts ont dans ce sillage appelé l’Etat à intervenir pour sauver le groupe et même à user du droit de préemption pour ce faire. L’espoir demeure permis.
Radia Choubane

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