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Le livre, ce compagnon

Rendez-vous incontournable, le Salon du livre d’Alger est pour la fin du mois. Le plus beau cadeau, cela va de soi, pour les férus de lecture et de littérature. Et, par-delà le programme, ses conférences, expositions, rencontres et autres échanges, il y a le livre ! Ce curieux objet ne mord pas. Bien sûr, certains s’en servent pour régler des comptes et déballer leur linge sale, mais, n’empêche qu’il demeure le fruit d’une formidable conquête sur l’ignorance. Il s’ouvre et se feuillette, sans aucun problème. Faut juste avoir la soif et l’envie de s’ouvrir au monde.Tous les savoirs et tous les rêves, tous les désirs et tous les espoirs trouvèrent place sur cet objet apparemment anodin. Le partage est sa règle, et l’on se souvient des copains de lycée qui se faisaient prier pour nous prêter un bouquin. Maintenant, ça se partage plutôt des selfies… Enfin, de génération en génération, nombreux sont ceux qui ne renoncent jamais à étendre leurs connaissances par le livre. Il peut s’inviter partout, s’offrir à la curiosité du plus grand nombre, en offrant des trésors de découverte et de plaisir, à ceux qui lui accorderaient un peu d’attention. Et si les écrans d’ordinateurs, de tablettes haut de gamme et autres, ont eu l’idée d’avaler des ouvrages, de les numériser pour qu’ils soient lus sur l’autel de la vitesse, de l’instantanéité, il n’est pas dit que le livre sera bouté de son piédestal. Nul ne pourra le remplacer, l’anéantir et encore moins l’abolir. En fait, le livre austère et l’écran insatiable cohabitent en bonne intelligence. Le Salon du livre d’Alger, qui reste la manifestation culturelle la plus importante des pays arabes et d’Afrique, ne manquera sûrement pas de nous le rappeler, avec ses ouvertures sur le monde extérieur. Et le fait même que la Chine soit l’invité d’honneur de cette édition, avec notamment la présence de 150 hommes de culture, est loin d’être fioriture ou parure à yeux bridés. Tous, nationaux ou étrangers, auront à cœur de partager le bonheur sublime de la lecture. Pour cela, les stands des maisons d’édition ont déjà prévu des espaces, où les auteurs présenteront leurs derniers ouvrages. Tels des équilibristes, ils essayeront de ne pas chuter. Là, on ne peut s’empêcher de penser à certaines plumes, sorties de nulle part, pour prétendre au succès. Franchement, et pour en connaître quelques-unes, il y a de quoi s’inquiéter. Mais bon, des aventuriers, il y en a tellement que ça ne doit pas étonner outre mesure. Le Salon du livre sera certainement révélateur, entre lectures et dédicaces… C’est qu’il y a plusieurs manières de lecture. Il y a ceux qui l’intériorisent totalement, qui livrent d’un souffle, lentement, délicatement les extraits de texte. Il faut forcer l’oreille pour pénétrer dans cette intimité qui ne se confie pas aisément. C’est un tourbillon, un moment qui ne peut laisser indifférent.
La voix placée, l’intonation qui en impose, quelque soit la langue, se doivent de mettre le ton avec des pauses, des silences judicieux. Il y a là une technique, qui est censée accrocher l’auditoire et l’entraîner, avec jubilation, dans des pages à la découverte de la poésie, de la philosophie, de l’histoire et tout ce qui meuble le monde de la littérature. Le livre, c’est tout ça. Les Prix Nobel, les grands auteurs et ceux qui s’essayent aux belles-lettres le savent pertinemment. C’est en cela que ce livre restera une invitation au partage, à l’émotion, à l’admiration, à la fascination. On peut même redevenir écoliers, en sa compagnie…

M. N.

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