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Le phénomène de la «harga» en nette évolution à Tlemcen: Plus de 248 personnes interceptées en 48 heures

La «Harga» reprend de plus belle, et les candidats à cette aventure plus que risquée sont de plus en plus nombreux.

Pas moins de 248 personnes, dont 04 femmes, ont été interceptées, ces dernières quarante huit heures, par les gardes-côtes de la marine nationale à Tlemcen, Oran et Mostaganem. Selon les éléments des gardes- côtes de Ghazaouet , Tlemcen, «il a été mis en échec plusieurs autres tentatives qui conduisent inéluctablement à la mort si les embarcations de fortune ne sont secourues à temps». A titre indicatif, ils citent les cas des deux corps repêchés cette semaine aux larges des cotes de Bouzadjar dans la Wilaya d’Aïn Temouchent, en des 17 autres corps repêchés le mois dernier à la place de Sbiaat dans la même Wilaya. Aux larges de Ghazouet, ce sont plus de 04 opérations de secours qui ont été menées par les gardes cotes de la marine au cours de ce mois et toutes les personnes «ont été sauvées d’une mort certaine», soulignent-ils. Parmi les personnes interceptées et secourues aux larges des cotées de Mostaganem, indiquent-ils, figuraient une femme enceinte et un bébé. Ce qui est plus qu’alarmant et pose autant de questions à cette problématique qui a tendance à se banaliser le long de nos cotes. Que cache ce phénomène qui pousse les personnes de tous âges à risquer leurs vies pour atteindre l’autre rive de la Méditerranée ? Est-il d’ordre économique, social ou culturel ? Les sociologues doivent se pencher sérieusement à toutes ces interrogations malgré qu’ils affirment «que les causes ne sont pas d’ordre économiques car il a été établi que parmi les harragas figuraient des personnes aisées et d’autres avec un niveau d’instruction plus que la moyenne». Le chômage en est-il la principale cause de cette problématique ? «Non, affirment-ils, car pour les candidats qui réussissent à atteindre l’Espagne ou la France, vont à certainement être embaucher à bas salaires dans les secteurs liés à l’agriculture ou les travaux publics. Ces postes de travail sont largement disponibles au pays et la majorité des jeunes les refusent». Donc, ce phénomène a d’autres causes et les psycho-sociologues le qualifient «d’émigration psychoculturelle». C’est la domination culturelle occidentale à travers les médias loures qui «crée un mode de vie artificiel et conditionne l’égo d’une certaine frange parmi nos jeunes», soulignent-ils et de citer «que l’imitation de certaines formes d’habillement ou de coiffure en est l’une des preuves de l’influence de cette culture sur la notre». C’est, donc, tous les systèmes éducatifs et culturels qui sont «à revoir et développer en fonction de nos valeurs culturelles et identitaires en plus de la valorisation du travail, notamment certains postes d’emplois qui sont jusque-là considérés comme rejetés par la majorité des personnes», concluent-ils.

B. Soufi

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