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Le président américain sanctionne les pays musulmans hostiles à Al Qods israélien: Palestine et Pakistan, premières victimes

Le président américain exécute sa menace d’annuler l’aide financière accordée aux pays musulmans. Palestine et Pakistan sont les premières victimes.

Le président américain qui a clairement fait preuve de sentiments anti Islam, exécute sa menace d’annuler l’aide financière aux pays qui refusent qu’Al Qods occupée soit reconnue comme capitale d’Israël. On doit reconnaître que le président américain est loin d’être hypocrite. Il ne cache pas son but de démanteler les pays musulmans au bénéfice d’Israël pendant son mandat présidentiel. Après ses tweets accusant l’Islam de terroriste, publications injustes et dénoncées par les pays occidentaux, le président américain a reconnu Al Qods occupée comme capitale d’Israël. Il a opposé son véto au Conseil de sécurité de l’ONU contre une résolution dénonçant sa décision. L’Egypte qui a initié le recours à l’ONU pour annuler la reconnaisance par le président américain d’Al Qods occupée comme capitale d’Israël a opté pour l’Assemblée Générale de l’ONU. Le président américain a menacé d’annuler l’aide financière accordée aux pays qui voteraient contre sa décision. Comportement anti démocratique dénoncé par la communauté internationale.
Le président américain refuse aux autres pays le droit à l’indépendance de la décision politique. L’Assemblé Générale de l’ONU a voté contre la reconnaissance par le président américain d’Al Qods comme capitale d’Israël, malgré la menace. Mardi, dans l’un de ses nombreux tweets, Donald Trump avait affirmé : «Nous payons les Palestiniens des centaines de millions de dollars par an sans reconnaissance ou respect de leur part. Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l’avenir ?» De leur côté, deux ministres israéliens se sont félicités des propos du président américain. Nous avons affaire à un président qui dit ce qu’il pense de façon claire et nette, a affirmé à la radio militaire Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports. «On ne peut pas d’un côté obtenir 300 millions de dollars d’aide américaine et en même temps fermer la porte à des négociations», a poursuivi cette collaboratrice du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l’Assemblée générale de l’ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington d’Al Qods comme capitale d’Israël. Les espoirs d’une solution à deux Etats ont encore été douchés mardi lorsque le Parlement israélien a adopté un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d’un futur accord de paix. Une proclamation de guerre pour le président palestinien Mahmoud Abbas. Après l’annexion dAl Qods Est, partie palestinienne de la cité, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale éternelle et indivisible. L’ONU n’a jamais reconnu cette annexion. Les palestiniens étaient outrés hier par la menace du président américain d’annuler l’aide financière.

Al Qods n’est pas à vendre

Le porte-parole de la présidence palestinienne a noté hier qu’Al Qods occupée n’était pas à vendre. «Nous ne sommes pas opposés à reprendre des négociations, mais elles doivent être fondées sur le droit international et les résolutions de l’ONU qui ont reconnu Al Qods Est comme capitale», a noté le porte-parole. Par négociations, le président américain entend la confiscation des droits de la Palestine et des musulmans sur Al Qods occupée au bénéfice d’Israël. Le président américain cherche également à annuler l’aide financiére accordée au Pakistan. Donald Trump a laissé entendre lundi qu’il pourrait supprimer l’aide fournie au Pakistan, reprochant une nouvelle fois à Islamabad de ne pas en faire assez pour combattre le terrorisme. «Les Etats-Unis ont bêtement donné 33 milliards de dollars d’aide au Pakistan ces 15 dernières années, et ils ne nous ont rien donné en retour, si ce n’est des mensonges et de la duplicité, prenant nos dirigeants pour des idiots», a écrit le Président américain dans son premier tweet de 2018. La réaction du Pakistan ne s’est pas fait attendre : «Le Pakistan a donné gratuitement accès aux Etats-Unis à son espace aérien et terrestre, des bases militaires et une coopération en matière d’intelligence qui ont décimé Al-Qaïda depuis 16 ans, mais ils ne nous ont rien donné en échange, à part des de la méfiance», a tweeté le ministre pakistanais Khurram Dastgir-Khan. Interrogé peu après sur la chaîne pakistanaise Geo Television, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Khawaja Mohammad Asif a attribué les commentaires de M. Trump au fait que les Etats-Unis se retrouvent «dans une impasse en Afghanistan. Si nous recevons de l’argent des Etats-Unis, c’est pour des services rendus», a ajouté le chef de la diplomatie pakistanaise, qui s’exprimait en urdu. Washington cherche un prétexte pour annuler l’aide financiére au Pakistan pour avoir voté contre la reconnaissace par le président américain d’Al Qods occupée comme capitale d’Israël.

L’ambassadeur américain à Islamabad convoqué

Le Pakistan a convoqué lundi l’ambassadeur américain à Islamabad, a indiqué mardi un porte-parole américain, un geste de défiance rare après les menaces du président Donald Trump de supprimer l’aide fournie à ce pays accusé de ne pas en faire assez contre le terrorisme. L’ambassadeur David Hale a été invité à se rendre lundi soir au ministère des Affaires étrangères pakistanais, a déclaré un porte-parole de l’ambassade, ajoutant : «Il y est allé et a rencontré des responsables. Nous n’avons pas de commentaire à faire sur la teneur de la réunion». Le ministère Affaires étrangères pakistanais n’a pas souhaité faire de commentaire.
Islamabad, allié des Etats-Unis depuis la guerre froide, dément de longue date les accusations américaines et reproche à Washington d’ignorer les milliers de Pakistanais tués dans la lutte contre le terrorisme. Après les attentats du 11 septembre, les deux pays avaient noué un partenariat stratégique pour défaire les groupes armés islamistes dans la région. Mais les Etats-Unis, tout comme l’Afghanistan, accusent le Pakistan de soutenir les talibans dans ce pays voisin. Le réseau Haqqani, qui pendant longtemps trouvait refuge au Pakistan tout en réalisant certaines des pires attaques contre les forces américaines en Afghanistan, a été qualifié de «véritable bras» des services secrets pakistanais par Mike Mullen, l’ancien chef d’état-major des armées américaines. Le Pakistan a lancé en 2014 des opérations dans ses zones tribales, à la frontière afghane, et affirme avoir désormais éradiqué toutes les bases arrières des islamistes.

Mounir Abi

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