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Le président du Haut Conseil islamique: «Les coopérants ont été derrière la déviation»

Le président du Haut Conseil islamique, M. Bouabdallah Ghlamallah, a précisé, hier à Bordj Bou Arréridj, que le drame de notre pays a commencé quand il a été fait appel aux coopérants étrangers pour l’enseignement de ses enfants. Le président du conseil supérieur islamique a rappelé que le référent religieux national a été le ciment qui a préservé l’unité nationale. Même le colonialisme français n’a pas pu faire douter les algériens de ce référent qui est une chance de stabilité pour toute la région, puisqu’il est basé sur le rite malékite. Les ulémas locaux, qui se sont toujours entendus sur la justesse de ce choix, ont entretenu chez les différentes générations le respect des préceptes de ce rite. Malheureusement, ces coopérants que l’Etat algérien a ramenés pour renforcer l’encadrement du système éducatif au lendemain de l’indépendance ont cherché à cultiver le doute sur le choix du peuple algérien, et œuvré même à enseigner les autres courants répandus en Orient, quand ce ne sont pas des religions différentes, puisque certains d’entre eux, a-t-il rappelé, sont chrétiens, comme ces libanais qui devaient enseigner la langue arabe. Cette déviation a pris de l’ampleur dans les années 80, quand des jeunes algériens, qui sont partis effectuer le pèlerinage ou la omra, se sont retrouvés en Afghanistan. Ceux qui ont échappé à ce destin sont devenus extrémistes. C’est ce qu’ils ont cherché à répandre en Algérie, a déclaré M. Ghlamallah. Le président du conseil supérieur islamique a insisté sur le rôle des imams, qui doivent être formés sur ce référent, et les moyens de communication comme la radio, la télévision, et même l’internet, en plus du système éducatif, pour défendre les valeurs du juste milieu, de la tolérance et de l’acceptation de l’autre, comme cela a été toujours le cas dans notre pays par le passé. Nous devons tous nous mobiliser pour combattre les fetwas qui viennent de l’étranger, pour semer la zizanie au sein de notre peuple, a affirmé M. Ghlamallah. Ce dernier a tenu à réfuter les informations selon lesquelles il existe un différend entre l’institution qu’il dirige et le ministère de l’éducation. Bien au contraire, a-t-il témoigné, ce département ministériel nous envoie ses manuels pour les consulter, et tient compte des remarques que nous formulons, a-t-il dit.

H. N.

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