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Le président français en Afrique: Macron reconnaît les crimes du colonialisme et propose une nouvelle ère

Lutte antiterroriste, coopération, crimes de la colonisation européenne en Afrique, visas, combat contre l’esclavagisme en Libye et le radicalisme religieux ont été évoqués, hier, par le président français Emmanuel Macron dans le premier discours de sa tournée en Afrique.

Arrivé lundi en Afrique pour une tournée de trois jours, Emmanuel Macron a prononcé, hier à Ouagadougou, un discours sur sa politique africaine, où il s’est adressé à la jeunesse burkinabè. Lors d’un discours, le chef d’État a dévoilé, hier, sa stratégie africaine à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Une séance de questions réponses avec les quelque 800 étudiants présents a eu lieu. C’est un président français qui reconnaît les crimes de colonisation européenne en Afrique, mais réclame que la page soit tournée. Le président français Emmanuel Macron a noté, hier, que «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables», lors d’un discours à l’université de Ouagadougou, appelant à une coopération nouvelle avec l’Afrique. «Il y a eu des fautes et des crimes, des grandes choses et des histoires heureuses», mais «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables », a noté le président Macron. «Ce n’est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet engageant nos deux continents, une coopération nouvelle repensée à la bonne échelle» engageant l’Afrique et l’Europe, a-t-il dit, cité par l’AFP. Il a réitéré sa volonté d’aider à la constitution de la force multinationale du G5 Sahel pour lutter contre les jihadistes. «Il est temps de faire barrage à l’extrémisme religieux», a-t-il insisté, demandant notamment au «Qatar, à la Turquie et l’Iran de s’engager fermement dans ce combat». Il a annoncé qu’il allait «proposer une initiative euro-africaine» pour «frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs» qui exploitent les migrants subsahariens dont certains sont réduits en esclavage. Le président français a en outre promis «un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger» en Libye, qualifiant la vente de migrants comme esclaves de «crime contre l’humanité», lors d’un discours devant des étudiants burkinabés. Le président Macron a également promis l’octroi des visas longue durée pour les Africains ayant été diplômés en France. Emmanuel Macron a prononcé un discours d’une heure et quarante-cinq minutes, puis une heure de questions-réponses des étudiants de l’université de Ouagadougou. Il dit être d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire. Aux étudiants de l’université de Ouagadougou, il dit je suis comme vous, d’une génération qui n’a jamais connu l’Afrique comme un continent colonisé. En tournée en Afrique, le président se rendra après en côte d’Ivoire et au Ghana.

Son convoi aurait été caillassé

Dans un tweet le journaliste français Hugo Clément a annoncé que «le convoi de la délégation qui accompagne Emmanuel Macron au Burkina vient d’être attaqué» hier. D’après lui, il y avait sur place «des centaines d’assaillants avec des caillasses». Le journaliste du Quotidien Hugo Clément affirme dans un tweet que le convoi de la délégation qui accompagne Emmanuel Macron au Burkina Faso a été attaqué par «des centaines d’assaillants avec des caillasses» ce mardi. Pourtant, le porte-parole de la présidence de la République, Bruno Roger-Petit, dément une «attaque massive» et annonce que la voiture caillassée n’était pas celle du Président. «Lors du déplacement de ce jour, à Ouagadougou, un véhicule de la délégation a fait l’objet d’un jet de pierres. Mais ni centaines d’assaillants, ni voitures détruites.». Quelques minutes plus tard, le journaliste du Quotidien a supprimé son tweet, dont il a reconnu la maladresse. Comme l’a noté BFMTV, un minibus de la délégation française, qui accompagne Emmanuel Macron, a été «caillassé ce mardi sur le trajet de la visite». D’après ce média, «l’anicroche s’est soldée par une vitre cassée». Selon le député du Rhône Bruno Bonnell, membre de la délégation française cité par BFMTV, l’incident est sans gravité. Lundi soir, une grenade offensive a été lancée en direction d’un véhicule transportant des militaires français à Ouagadougou, blessant trois civils, quelques heures avant l’arrivée du Président français dans la capitale du Burkina Faso, rapporte Radio France Internationale (RFI) mardi sur son site internet. D’après la radio, qui cite des informations en provenance des services de sécurité, l’engin a été lancé par deux individus cagoulés qui circulaient sur une motocyclette. Les deux individus ont pris la fuite, précise Reuters. La grenade n’a pas atteint sa cible, précise RFI. Elle a explosé sur la chaussée et blessé trois personnes. Emmanuel Macron est arrivé lundi soir tard au Burkina Faso, première étape d’une tournée africaine au cours de laquelle le chef de l’État français entend s’adresser à la jeunesse et défendre un partenariat «renouvelé» entre la France et l’Afrique.

Mounir Abi

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