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Le professeur d’agronomie Fouad Chahat tire la sonnette d’alarme: Les terres agricoles menacées par l’avancée du béton

Sur une superficie totale estimée à 2.381.741 de kilomètres carrés, l’Algérie ne dispose paradoxalement que d’environ 8,5 millions d’hectares de terres réservées à l’agriculture, (SAU : superficie agricole utile), sans cesse menacées par l’avancée du béton.
Chercheur dans le domaine agronomique, le professeur Fouad Chahat considère que tant que la question relative à la résolution du foncier continue de rester en suspens, l’avenir de l’agriculture et de la sécurité alimentaire du pays continueront à inquiéter.
Intervenant, hier, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, il estime indispensable de protéger ce patrimoine agricole, dont il considère qu’il est insuffisant, à moins d’y introduire des technique culturales intensives.
Il observe que le discours ambiant ne cesse d’abonder dans le sens de la protection de ce patrimoine agraire. Alors que les choses semblent claires, dans la pratique, relève-t-il, «les agressions contre les terres agricoles sont monnaie courante».
Cet ancien DG de l’Institut national de recherche agronomique pointe notamment du doigt les tentatives courantes et réitérées de vouloir détourner les terres agricoles à des fins urbanistiques ou pour y développer des infrastructures, particulièrement aux alentours des villes et dans la Mitidja, où, dit-il, le phénomène est flagrant.
Si, souligne-t-il, à divers niveau de responsabilité, la protection des superficies agricoles est un principe communément admis, dans la pratique, note-t-il, les méthodes permettant d’assurer cette protection sont floues, insuffisantes et pas respectées à tous les niveaux, par les autorités administratives en particulier.
Les exemples évidents de détournement de terres agricoles le sont, explique-t-il, à proximité des grands ensembles urbains, où, dans une démarche de facilité, on s’approprie un espace non occupé par le béton pour le bétonner.
Des mises en valeur réalisées dans les régions du sud du pays, notamment en zones sahariennes, le professeur Chahat tient à préciser que le capital qui y est le plus précieux n’est pas la terre mais l’eau.
A cet effet, il tient à prévenir que les importantes nappes aquifères utilisées pour l’irrigation ne sont pas renouvelables, ou alors très faiblement, ce qui nécessite de les utiliser rationnellement.

R. E.

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