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L’EN se déplace ce vendredi au Togo: Belmadi «Il est temps de gagner à l’extérieur»

La sélection nationale se déplacera ce vendredi au Togo, avec la ferme volonté de renouer avec le succès en déplacement, et d’arracher ainsi la qualification pour la CAN 2019, avant le dernier match des éliminatoires face à la Gambie, en mars prochain à Blida.

«On ira au Togo avec un esprit conquérant et revanchard. Il est temps de gagner à l’extérieur. Cela fait plus de trois ans que l’EN ne s’est pas imposée en déplacement, et il faut mettre un terme à cette mauvaise série. Il est temps de pouvoir bien voyager. Pour revenir au sommet, il faut réapprendre à gagner en Afrique subsaharienne. Renouer avec le succès à l’extérieur, et effacer le dernier revers subi au Bénin sont des motifs de motivation», a affirmé le sélectionneur national, Djamel Belmadi, lors de la conférence de presse, tenue hier après-midi au CTN de Sidi Moussa, où les Verts ont entamé lundi, leur préparation pour ce match contre les Eperviers du Togo, prévu dimanche à 16h sur le terrain en gazon synthétique du stade communal de Lomé. «Ce sera le premier match de ma carrière sur une pelouse synthétique. Même dans ma carrière de joueur, je n’ai joué aucun match international sur une pelouse pareille. C’est inhabituel pour moi, ce n’est pas normal qu’on joue sur une pelouse d’une telle qualité sur le plan international, mais on doit s’adapter et être prêt à jouer dans toutes les conditions. On n’a pas à faire de caprices. On doit faire avec. Sur notre liste, pas mal de joueurs ont l’habitude de jouer sur du tartan», dira Belmadi, qui craint de nouvelles mauvaises surprises, après celles endurées en Gambie et au Bénin. «Je n’appréhende pas la dureté d’un match, l’arbitrage et l’adversaire, mais les facteurs extra-foot qu’on a déjà vécus en Gambie et au Bénin. Ce ne sont pas des excuses, mais des faits. Des situations pareilles doivent être sanctionnées par la CAF. Ça n’a rien à voir avec le football. Quoi qu’il arrive, il faut répondre présent et vaincre. Le Togo s’est relancé, c’est un adversaire qui ne lâche rien. Il a marqué dans les arrêts de jeu en Gambie. Je m’attends à ce que les Togolais optent pour un jeu direct dans ce petit terrain de Lomé», a précisé le driver des Verts, confronté à quelques soucis, avec les blessures contractées par Halliche, Brahimi et M’Bolhi. Brahimi risque fort de rater cette avant dernière rencontre dans les qualifications à la CAN 2019.

«Belaili, Ounas et Meziane peuvent remplacer Brahimi»

«Brahimi est blessé et il risque de ne pas jouer. Ounas, Meziane et Belaili peuvent remplacer. On parlera de sa manière de jouer un peu plus tard», a indiqué le nouveau patron de l’EN, qui ne tarit pas d’éloges sur Youcef Belaili, de retour sur le devant de la scène après sa suspension pour dopage. «Belaili faisait partie d’une certaine liste élargie. Je n’ai pas attendu qu’il gagne la Ligue des champions d’Afrique pour le sélectionner. Quand j’étais en poste à Al-Duhail, on était intéressé par ses services. Il est talentueux, il a beaucoup de qualités. Souvent quand ce talent est mal géré, il prend du temps à prendre forme. C’est n’est pas encore tard. On a besoin de Belaili. Je pense qu’il a pris beaucoup plus de maturité. Il a pas mal évolué dans ce football et dans son approche du métier. J’ai bon espoir pour lui. J’espère qu’il va s’adapter rapidement et donner ce que tout le monde attend de lui en sélection», a déclaré Belmadi, qui devra aligner l’autre nouveau sélectionné, Oussama Chita, au poste de sentinelle.

«Chita, une vraie sentinelle»

«Chita est une vraie sentinelle, avec toutes les qualités que demande cette position. C’est pour ça qu’il est là aujourd’hui. Pour Bennacer, je pense qu’il est plus un relayeur. Ce n’est pas l’absence d’une sentinelle ou pas notre système de jeu, qui posent problème, c’est l’animation et l’attitude des joueurs. Le système peut aider selon les matches et selon la philosophie que l’on a. C’est l’attitude que l’on a quand on défend qui m’intéresse. Sur les trois derniers matches, on a encaissé deux buts, deux buts de trop. J’aurais préféré les éviter. Le bilan n’est pas si mauvais que ça », a-t-il expliqué, tout en insistant énormément sur le combat physique dans ces confrontations en Afrique. «Le combat physique, c’est important. On est sur trois années sans victoire en déplacement, et le manque d’agressivité est l’une des raisons principales de ces échecs. On a mis le doigt sur un mal. On va faire en sorte d’y remédier. Il faut changer la donne», lança t-il avant de s’expliquer sur l’éviction de Bentaleb, Guedioura, Ghezzal et Belfodil.

«Pas de stabilité au sein de l’effectif dans l’échec»

«Quand on établit une liste, plusieurs facteurs et des critères entrent en jeu, notamment celui de la performance en équipe nationale. C’est l’une des raisons de l’absence des ces joueurs. S’ils avaient brillé lors de ce match contre le Bénin, ils seraient parmi nous aujourd’hui. Je suis responsable de cette défaite, mais en analysant le match, le constat est clair, ainsi que les conséquences qui en découlent. Il est clair que je préfère travailler dans la stabilité. En équipe nationale, ça doit être 80 à 85% de stabilité au sein de l’effectif, 15 à 20% en fonction des performances des uns et des autres. Je recherche la stabilité dans la réussite, pas dans l’échec. J’ai hérité d’un groupe en difficulté pendant pas mal de temps. J’ai fait confiance à certains, mais ce ne sera pas éternel. Si la confiance est renvoyée, tant mieux, dans le cas contraire, on passe à autre chose », prévient-il, tout en promettant un meilleur visage du onze national dans les prochaines échéances. «On a fait 8 ou 9 séances d’entraînement depuis ma prise de fonction, ce n’est pas suffisant pour changer un fond de jeu. Ça va prendre du temps. Une chose est certaine, on ne peut être brillant et performant, si on a une défense frileuse, une organisation faible. Il faut du temps pour avoir les automatismes. On n’a pas joué avec la même attaque pour différentes raisons. On a tout de même marqué des buts, mais on veut en marquer plus. On a failli dans ce domaine-là au Bénin. On avait pourtant des occasions de le faire en seconde mi-temps. En Afrique, il faut être très réaliste. La moindre occasion qu’on se crée, on doit la mettre au fond. Les Gambiens et les Béninois l’ont fait contre nous. On est en train de travailler sur ça», affirme Belmadi, qui n’écarte pas la possibilité de voir d’autres joueurs du cru en sélection. «Le championnat est faible, mais le joueur algérien a le potentiel et les qualités qu’il faut. Les joueurs locaux évoluent dans un championnat à problèmes, et ils sont même agressés avec des couteaux. Un jeune comme Boudaoui est pétri de qualités, mais je ne peux le prendre au Togo avec zéro sélection. Il faut laisser les joueurs évoluer et les mettre dans les dispositions idéales pour pouvoir montrer leurs qualités», dira le sélectionneur national, qui compte se déplacer hors de la capitale pour superviser d’autres joueurs du cru à partir de janvier, et après le premier stage des A’ prévu en décembre au Qatar. Ce stage à Doha sera ponctué par un ou deux matches contre la sélection du Qatar.

Larbi Bouazza

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