Home / Actualité / Leo Rojas à l’opéra d’Alger: La flûte qui envoûte

Leo Rojas à l’opéra d’Alger: La flûte qui envoûte

C’est une soirée conviviale et festive à l’opéra d’Alger en compagnie du flûtiste équatorien Léo Rojas qui a drainé une foule nombreuse et enthousiaste, mercredi en soirée, à l’opéra d’Alger Boualem Bessaïah.

Très réceptive et en symbiose avec la flûte andine et les chants des Incas, le public venu nombreux, mercredi, à l’opéra d’Alger a apprécié particulièrement les sons de la flûte magique de Leo Rojas. Dans un habit traditionnel , tout de blanc écru avec des franges tranchant avec ses longs cheveux d’ébène raides et avec diverses flûtes de différentes tailles, un tambour, une grosse flûte indienne et un dream -catcher comme porte bonheur et exhausteur de rêves, Leo Rojas s’est adonné à des chants, des sons et des vocalises de son cru natal L’Equateur . Dynamique, plein de vigueur et d’énergie, le musicien n’a cessé de bondir, de tournoyer sur scène avec agilité et prestance comme son peuple.

Un message d’espoir

Ses rythmes électroniques et ses sons traditionnels amérindiens ont séduit les spectateurs qui n’ont pas hésité à dansotter. Avec son «Hit Nature Spirit», ce voyage musical lui a permis de retrouver ses racines spirituelles. Ce nouvel album dont des morceaux ont été chantés et interprétés avec brio se déclinent par cette phrase de Léo : «les voix de mes ancêtres amérindiens vous parlent à travers ma musique . C’est la porte d’entrée des âmes des temps passées», dit il. Bon nombre ont apprécié les chants de ses ancêtres, et les sonorités traditionnels qui nous ont fait voyager dans la Cordillère des Andes au pays Incas. Durant plus d’une heure trente, Léo a tenu en haleine les spectateurs alliant sonorités et chants modernisés et traditionnels. Parlant un anglais basique, il transmit un message d’espoir et de liberté à travers la musique. Selon Lui, ces sons de ses ancêtres viennent du cœur et c’est le chant de leurs âmes nous invoque à être en harmonie avec Dame Nature. L’aventure artistique de Léo Rojas débute avec son arrivée en Espagne en 2000, puis son voyage en Allemagne où, il participe à un télé -crochet «Das Supertalent» (*le super talent) à la cinquième saison en 2011 et se qualifie en finale avec la chanson «El condor pasa» avec la flûte de pan et d’autres instruments amérindiens. Il joua également l’instrumental de «the Loneley Shepard» (*le berger solitaire) joué par Gheorghe Zamfir.

Brillant palmarès

Avec sa chanson, Il se classa 48e du palmarès des ventes allemandes durant la semaine de Noël. En janvier 2012, il sort son premier album instrumental intitulé «Spirit of the Hawk» (l’esprit du faucon ) produit par Peter Bohlen qui atteint le Top 5 des palmarès des pays germanophones et à la fin de février de cette même année, il obtient la statue d’or en Allemagne. Suite à deux disques d’or et plus de 200 000 albums vendus, le virtuose de la flûte sort son cinquième album en 2017 mixant les rythmes électroniques et les sons amérindiens de ses ancêtres.
Lors de ses trois concerts du 04, 05, 06 décembre courant à l’opéra d’Alger, Léo Rojas interpréta certains passages de ce nouvel album. Ses sonorités modernes ont fait florès parmi les jeunes.
Il est à noter que cet artiste s’est produit dans différents pays dont l’Allemagne (où il vit), au Brésil, en Suisse, au Kiyrgyzstan, en Iran, en Pologne et en 2018, respectivement en France et en Tunisie pour la première fois .
Ces chants amérindiens des lointaines Andes qui exaltent l’amour, la vie, l’espoir et la liberté nous invitent à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec la Nature.

Kheira Attouche

Check Also

Décès du général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah

ALGER – Le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah vice-ministre de la Défense nationale, …