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Les Algériens ont célébré hier, le nouvel an amazigh: Yennayer, symbole d’union et de partage

Plusieurs manifestations et festivités ont marqué cette journée, désormais décrétée journée de fête nationale, chômée et payée. Que cela soit au nord du pays, à Alger, en Kabylie, aux Aurès ou encore au Sud, la fête était au rendez-vous.

Les Algériens, à travers les différentes régions du pays, ont célébré hier le nouvel an amazigh 2969, avec à chaque endroit ses pratiques et coutumes.
Plusieurs manifestations et festivités ont marqué cette journée, désormais décrétée journée de fête nationale, chômée et payée. Que cela soit au nord du pays, à Alger, en Kabylie, aux Aurès ou encore au Sud, la fête était au rendez-vous. Une multitude de traditions ancestrales ont été exposées, symbole de la fierté identitaire des Algériens. Mets et gâteaux traditionnels, danses folkloriques, contes et jeux des aïeux, caractérisent les festivités. Le cœur de la capitale, Alger, battait hier, au rythme d’un spectacle artistique et historique, relatant l’histoire de nos ancêtres rois amazighs. Une manifestation qui a attiré des milliers de spectateurs venus de partout, pour admirer l’art et l’histoire. Malgré la neige, plusieurs familles ont opté pour Tikjda. Venues de plusieurs wilayas du pays, notamment de Bouira, Tizi Ouzou et d’Alger, elles ont choisi, cette année, la station climatique de Tikjda (Est de Bouira), pour passer cette fête. La splendeur des paysages née des reflets blanchâtres de la poudreuse a attiré, vendredi soir et samedi matin, des centaines de visiteurs, dont des familles, malgré le froid et la chaussée glissante. La célébration de Yennayer sur les hauteurs de Tikjda et en pleine neige donne de la joie, en plus de l’ambiance festive qui anime le site. A l’intérieur de la grande salle du centre, des spectacles de clowns et de magie et un gala artistique, ont été organisés en soirée pour célébrer avec les visiteurs, le passage au premier jour du nouvel an amazigh, le tout dans la joie et la communion. En terre chaouie comme dans la plupart des régions du pays, Yennayer se veut une porte sur une ère nouvelle, un nouveau cycle, et sa célébration reste inscrite au plus profond des superstitions locales. A l’instar de toute la région des Aurès, les habitants d’Oum El Bouaghi célèbrent, à leur manière, «Amenzou n’Yennayer», perpétuant avec beaucoup d’attachement, rites et traditions restés gravés dans les mémoires. Si d’après les habitants de cette région, la célébration de Yennayer est beaucoup moins ostentatoire qu’auparavant, il n’en demeure pas mois que de nombreuses familles veillent, aujourd’hui, à faire perdurer l’esprit du nouvel an amazigh et ses valeurs, laissés comme héritages par les ancêtres. La nuit de Yennayer est le théâtre de rites rappelant toute la singularité du peuple amazigh, et les hautes valeurs qui le caractérisent tels que la solidarité, l’attention à ses proches, ou encore l’esprit de famille. Le jour de Yennayer, un repas copieux est préparé pour le diner. «El Aich» ou Berkoukes, plat préparé à base de semoule en forme de gros grains de couscous, de légumes de saison, de fèves séchées et de viande séchée, demeure le met phare, de cette célébration si particulière. Yennayer est également «une occasion pour de nombreuses familles de se retrouver et d’entretenir jalousement bien des traditions, comme celle qui veut que les membres de la grande famille se réunissent au coin d’un feu, pour raconter une multitude de contes et de légendes». C’est dans cette atmosphère si joyeuse que les grand-mères s’évertuent à raconter des histoires, véhiculant de belles leçons de vie comme «Loundja Bent el Ghoul», «El Zazia», «El Soltane», et autres contes populaires que les enfants comme les adultes, écoutent avec beaucoup d’attention. Des jeux d’énigmes et devinettes, mêlant rimes et subtilité, et puisés du patrimoine culturel immatériel, font partie de la fête. A Tébessa, de nombreuses traditions célébrant Yennayer caractérisent la région. Les femmes, à titre d’exemple, accueillent le nouvel an amazigh en remplissant d’eau les divers ustensiles du foyer, symbole de fertilité, de vie, de prospérité et d’abondance pour la nouvelle année. Les coutumes ont trait à un concept général de fertilité, liées principalement à la terre et au cheptel, qui représentent des piliers fondamentaux dans la vie des citoyens. A Tamanrasset, dans le grand sud algérien, un colloque international sur le patrimoine est organisé en présence du ministre de la Culture. Une ambiance particulière a marqué la célébration de Yennayer dans cette région, avec les mets traditionnels. A Naama, il y a eu un engouement particulier du public pour découvrir le patrimoine amazigh de la région. Des spectacles de chant, de danse et de folklore, et des expositions de métiers manuels ont été exposés. La célébration du nouvel an berbère 2969 a rassemblé tous les Algériens, ce qui renseigne sur l’étendue identitaire et historique de l’Algérie.

Fella H.

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