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Les confrontations armées reprennent en Libye: La difficile tenue d’élections

La Libye peine à tenir des élections promises pour 2018. L’Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar a fait état du lancement d’une opération qui vise à nettoyer le Sud libyen de tous les terroristes qui menacent la sécurité de la Libye.

Les confrontations armées sont de nouveau enregistrées en Libye. Dans le chaos depuis 2011, ce pays trouve des difficultés pour l’instauration de la paix et l’organisation d’élections. Le général Mohammad al-Manfour, commandant de coordination des opérations aériennes de l’Armée nationale libyenne, a confirmé la poursuite des frappes aériennes contre des milices takfiristes dans le sud-est du pays, avant d’ajouter que les positions des miliciens avaient été par trois fois la cible des bombardements de l’aviation libyenne. « Les forces libyennes continuent à poursuivre les groupes armés dans le Sud », a-t-il ajouté dans une interview accordée à l’agence de presse russe Sputnik, affirmant qu’au cours de ces derniers mois, une trentaine de raids aériens ont ciblé les milices déployées dans le Sud-Ouest. Les vols logistiques destinés à fournir aux forces gouvernementales libyennes qui luttent contre les milices du matériel, des munitions, du personnel technique et des soins médicaux se poursuivent par ailleurs, a-t-il noté. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est en proie au chaos et à l’insécurité. Les groupes armés abusent de la situation pour enlever et racketter les citoyens du sud du pays, région dont la sécurisation est l’objectif majeur annoncé par le général Khalifa Haftar. Le peuple libyen attend des élections décidées par le dialogue engageant le maréchal Haftar et le premier ministre El Sarradj. Haftar a noté, il y a quelques moi, qu’il ne reconnait pas le gouvernement libyen de concorde nationale dirigée par El Sarradj. Une crise politique créée après le dialogue. L’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé a présenté depuis Tunis mercredi 17 janvier devant le Conseil de sécurité des Nations unies son constat sur la situation en Libye. Il a exprimé ses craintes concernant la situation sécuritaire qui reste instable malgré une certaine amélioration, ecrit un média français. Il a mis en garde contre la violence qui risque d’enterrer l’accord politique et qui menace le processus électoral en cours. Des dates précises pour les élections générales prévues cette année en Libye, il n’y en a pas encore. Le bon déroulement de ces élections, prévues à l’origine au printemps prochain, restera fortement tributaire de la situation sécuritaire du pays. Ce pays est régulièrement secoué par des flambées de violence, comme à Tripoli en début de semaine. Des affrontements qui ont causé la fermeture de l’aéroport qui rouvrira samedi prochain. En quelques semaines, 600 000 jeunes majeurs se sont déjà enregistrés, et le chiffre global continue d’augmenter. Il a dépassé les deux millions. Signe que les Libyens misent énormément sur ces élections pour stabiliser le pays.

Mounir Abi

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