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Les faits sont les faits

On en a certainement beaucoup parlé, mais peut-être pas trop. On ne pouvait tout de même pas arracher la semaine à ce qui fait l’essentiel de son actualité : l’école compromise, la grève illimitée, la reprise incertaine, les négociations chaotiques, la «médiation» hallucinante, les promesses de licenciement apparemment tenues et maintenant les pires inquiétudes. Puis les solutions de replâtrage pour sauver ce qui reste à sauver… s’il en reste. Faire l’impasse sur les vacances de printemps, organiser les rattrapages le week-end, repousser le bac et plein d’autres trouvailles aussi géniales les unes que les autres. Et c’est reparti pour un tour de descente.
Cette semaine, il a été – encore mais c’est inutile de le préciser – question de foot. Non pas que les passionnés ont eu droit à quelque match de rêve où le spectacle serait au rendez-vous. A Sidi Bel Abbès, la rencontre entre le club local et son voisin oranais a fini dans une dangereuse débandade. Envahissement de terrain, fumigènes d’enfer, accrochage à la sortie, bagarres, toute la panoplie du pire. Quand on sait que pendant toute la semaine qui a précédé le match, associations, comités de supporters, services de sécurité et directions des deux clubs n’arrêtaient pas de se réunir pour nous promettre un spectacle grandiose de foot et de fraternité, on se demande si on n’aurait pas dû nous éviter au moins ça! Foot, encore et toujours. A Tadjenant, la JSK, qui n’avait pourtant pas besoin de ça pour… perdre, a été confrontée à un arbitre qui, apparemment «travaillé» à la mi-temps, ne s’est pas posé de question : un but entaché d’une grossière faute accordé à l’équipe locale, un penalty limpide refusé aux visiteurs et la boucle est bouclé.
On a fini par comprendre : la JSK n’avait pas besoin de cet arbitre pour perdre, mais Tadjenant en avait besoin pour gagner ! Semaine triste : Hamou Amirouche, officier de l’ALN et compagnon du colonel Amirouche, est décédé à 81 ans à San Diego, aux Etats-Unis. Il nous laisse le souvenir d’un homme engagé dans la lutte de libération avec fougue et conviction, mais surtout l’image, assez rare, d’un combattant pour la liberté qui n’a rien demandé, rien pris après l’indépendance. Avec la discrétion et l’humilité en plus. Il sera inhumé ce vendredi à Tazmalt. paix à son âme.
Le transport public individuel s’améliore à Alger, il n’y a pas à dire, et on a eu à le constater encore cette semaine par de nombreux témoignages. En plus du fait que de moins en moins de taxis choisissent leur «destination», l’irruption de l’ «Uber algérien» avec ses différentes versions dans l’espace algérois a agréablement surpris. Ceux qui ont eu à le tester témoignent de la rapidité, l’efficacité et la qualité de ce service, proposé à des prix qui ne diffèrent pas du taxi classique. Vive l’innovation !

laouarisliman@gmail.com

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