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Les faits sont les faits

Une fois de plus, on ne va pas s’encombrer avec la chronologie dans le déroulement de l’actualité de la semaine. Le président turc Tayip Erdogan à Alger, c’est tout de même un événement dans un pays dont on dit qu’il ne s’y passe rien. Est-ce que la visite du chef de l’Etat de l’ex-empire ottoman veut dire qu’il se passe quelque chose ? On n’en sait rien et manifestement, on n’a pas très envie de le savoir. Du côté officiel de la visite, il n’y a pas grand-chose, en dehors du protocole et des déclarations squattées par le lieu commun. On n’en saura pas plus des réactions de l’opinion où on a plus convoqué l’Histoire que scruté le moment. On retiendra également cette «polémique» entre Abderrazak Makri et Kamel Daoud. L’un y voit un frère qui mérite tous les honneur. Un frère… musulman a répliqué quelqu’un de particulièrement inspiré. Makri a vu dans la déclaration de l’écrivain-journaliste qui disait qu’Erdogan n’est pas le bienvenu une attaque contre l’Islam. Daoud lui a répondu que ni Erdogan ni lui ne sont l’Islam. Il lui a aussi dit qu’il vénérait «Dieu-Erdogan», alors que lui, Kamel Daoud, vénérait la liberté. Ils ont résumé la visite ? Peut-être, même si c’est peu trop… résumé. Dans la semaine, on ne peut pas ignorer l’école, même si on en a déjà parlé, puisque ça s’inscrit dans la durée. Il y a eu beaucoup de choses en la matière, mais on retiendra surtout la descente des lycéens et des collégiens dans la rue. «Officiellement», c’était pour demander le retour des profs «radiés». Dans la vraie vie, les enfants ont largement «débordé». Ils voulaient retourner en classe, ils ne voulaient pas sacrifier leurs vacances, ils ont fait savoir qu’il n’était pas question de reporter le bac et ils ont scandé quelques slogans qui n’ont rien à voir avec «l’affaire». Des slogans de leur âge, quoi. Ils sont comme ça, les ados, on peut tout leur demander, sauf d’être «disciplinés». Tant pis ou tant mieux ? C’est selon la posture de chacun. Enfin, dans la semaine, on ne pouvait pas laisser passer non plus le «clasico», sans en dire un mot. Dans les tribunes, USMA-Mouloudia a été égale à la tradition. Un stade plein comme un œuf, des couleurs qui régalent la vue, des chants à couper le souffle et des échanges apaisés qui réconcilient avec le foot. Sur le terrain, c’est un peu plus tendu mais le score de parité a fini par arranger tout le monde. L’énigmatique déclaration de Zemma, suivie des échanges sibyllins entre responsables ont fini comme des anecdotes. Dans un pays où le foot a oublié depuis longtemps de proposer du spectacle, ce n’était pas si mal.

laouarisliman@gmail.com

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