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Les faits sont les faits

C’est déjà un peu loin, tellement les événements vont vite, mais ça fait tout de même partie de l’actualité de la semaine. La visite du président français Emanuel Macron, comme toutes celles des chefs d’Etat de ce pays, a charrié toutes sortes de commentaires, dont le point commun est la passion toujours, l’incompréhension souvent, les dérapages parfois. Comme d’habitude, on a dit que Macron était là pour les «intérêts» de la France, comme s’il pouvait en être autrement, comme si c’était un délit. Comme d’habitude, on a dit qu’on en a fait trop dans la chaleur de l’accueil, comme si c’était cela, le problème. Comme d’habitude, on a dit que son bain de foule était une mise en scène, comme si c’était une surprise. Comme d’habitude, on a dit qu’il est… reparti comme il est venu, comme s’il était question qu’il rejoigne son pays à la nage !
A la question de TSA «pourquoi le RND a voté contre l’amendement proposé par le PT sur la promotion de la langue Amazighe ?», Seddik Chihab a répondu : «Aujourd’hui, la constitution est très claire sur cette question. Elle dispose que l’État doit donner tous les moyens pour que Tamazight soit développée au même niveau que la langue arabe. Notre parti ne va jamais entraver la généralisation de notre langue. Mais nos députés ont rejeté cet amendement parce qu’il ne cadrait pas avec l’esprit de la loi de Finances.» On a beaucoup entendu cette explication chez les hommes du pouvoir. A les entendre, tous les domaines du développement national, l’habitat, l’éducation, la santé, le sport, la culture… n’ont pas leur place dans la loi de finances, puisque la constitution les a déjà consacrés comme droits. Trop simple ? Peut-être, mais surtout trop évident.
Houda Feraoun, ministre des TIC est revenue dans la semaine pour encore se distinguer. On disait qu’elle incarnait la jeunesse, la fraîcheur des idées, l’assurance dans l’avenir et la modernité dans le management. Alors, elle nous en a mis plein les yeux. En censurant les réseaux sociaux, en sortant un discours digne d’un chef de kasma FLN des années de plomb et maintenant en nous livrant la panacée pour lutter contre les jeux dangereux sur la toile. Il suffit de fermer, Facebook et nos enfants seront définitivement à l’abri de ces détentes mortelles. Vous êtes désespérante, Madame.
Pour conclure la semaine, le Premier Ministre a annoncé devant la «communauté algérienne» en France un certain nombre de dispositions qui visent à encourager nos ressortissants de l’Hexagone à s’impliquer dans l’activité nationale. Parmi ces mesures, figure l’ouverture d’une banque algérienne, filiale de la BEA, à Paris, pour accompagner notre diaspora dans leurs projets d’investissements ou de séjours professionnels. C’est bien, c’est même très bien, sauf qu’on ne peut pas faire l’économie de cette question à M. Ouyahia : et l’ouverture d’une banque algérienne en Algérie, c’est pour quand ?

laouarisliman@gmail.com

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