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Les faits sont les faits

La semaine n’a pas peut-être pas manqué de faits captivants mais le foot trône et sans doute trônera encore pour longtemps sur l’actualité planétaire. Depuis que la Chine et les chinois en ont fait une nouvelle passion, l’audimat et, partant, le marché télévisuel du ballon rond, ont littéralement explosé, au point où les téléspectateurs se comptent désormais en milliards pendant les matches-chocs dont le monumental classico entre le FC Barcelone et le Real Madrid constitue le sommet. Les algériens, dont on connaît la passion pour ce sport, ne sont pas en reste ; bien au contraire, ils sont même un tantinet zélés en la matière, un peu pour confirmer le fait qu’ils ne font jamais rien comme les autres. Du coup, c’est à se demander à chaque Real-Barca de l’année si ce sont des clubs algériens ou espagnols, tellement les folies se déchaînent dans les cafés, bars, restaurants, et parfois dans les chaumières où frères, sœurs et parents vont jusqu’à en découdre à étendards déployés. Mention spéciale pour les kabyles qui, majoritairement, se reconnaissent dans les couleurs du Barça sous pétexte que les catalans leur «ressemblent un peu». Pour la petite histoire, ils oublient volontiers que les seuls kabyles qui étaient sur le terrain, Zidane et Benzéma, et depuis peu, le berbère marocain Achraf, portent les couleurs de la Casa Blanca. On quitte le foot mais en restant à sa périphérie. En présentant ses excuses aux saoudiens pour la banderole du stade d’Aïn M’lila, le Premier ministre s’est fait de nouveaux ennemis, et ce n’est pas une surprise, la popularité de la cause palestinienne chez les algériens n’ayant d’égale que l’impopularité des monarques saoudiens. La surprise vient par contre dans l’argument passe-montagne d’Ahmed Ouyahia qui nous apprend que le représentant saoudien serait entré au siège de l’ONU avec le drapeau algérien en main, dans la foulée de l’admission de l’Algérie à l’organisation mondiale en 1955. Bien sûr, que le fait soit vrai ou non, il n’y a pas beaucoup d’algériens pour l’admettre. D’abord parce qu’on ne nous l’a jamais dit, et c’est un peu tard pour le faire. Ensuite parce que depuis, ce pays n’a pas vraiment été un exemple de bienveillance à notre égard. C’est comme ça, il est des choses qui ne se créent pas du jour au lendemain, et l’amitié en fait partie. L’amitié, ah l’amitié ! On l’a vue, toujours cette semaine dans un restaurant de la Madrague. De cette amitié qui ne s’invente pas, parce qu’elle a réuni une trentaine d’anciens journalistes et hommes et femmes de culture qui ont tout partagé avant de se perdre de vue pour beaucoup d’entre eux, pour des raisons diverses. A l’initiative de Youcef Tahar, brillant journaliste qui vit depuis des années à Montpellier en France, le repas généreux et tout de bonheur de se retrouver, ils ont passé quelques heures à remonter le temps. Mais pas seulement, puisqu’ils ont tenu à donner une perspective à ce deuxième repas qui en appelle d’autres. D’ores et déjà, un espace de rencontre a été esquissé dans la foulée d’une discussion riche en émotions et en échanges décontractés. Rendez-vous au printemps pour un autre moment de bonheur. merci Youcef.

Slimane Laouari

 

laouarisliman@gmail.com

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