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Les revendications des gardes communaux en passe d’être satisfaites: Les promesses de Bedoui

Les préoccupations des gardes communaux et des victimes du terrorisme seront totalement prises en charge par l’Etat.

Durant sa visite à Sétif, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a réaffirmé hier le soutien et l’engagement de l’Etat à accompagner et à «répondre progressivement aux préoccupations des éléments de la Garde communale». «L’Etat accompagnera les éléments de la Garde communale et les victimes du terrorisme, et œuvrera à répondre à leurs préoccupations», a ajouté M. Bedoui. Au cours d’une réunion tenue au siège de la wilaya en présence du ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, et du ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, le ministre de l’Intérieur a précisé que «ce soutien et cet accompagnement sont un principe fondamental pour l’Etat algérien et s’inscrivent dans le cadre des orientations du président de la République Abdelaziz Bouteflika d’appuyer tous ceux qui ont soutenu l’Algérie durant la décennie noire». Pour M. Bédoui, les gardes communaux ont déjà bénéficié de plusieurs acquis : «80% des préoccupations des gardes communaux concernant le logement sur l’échelle nationale ont été satisfaits». «L’Etat s’emploie, en concertation avec les représentants de la Garde communale, à l’échelle locale et nationale, à satisfaire d’autres préoccupations conformément à la feuille de route établie», a-t-il indiqué, ne manquant pas de souligner que «l’Etat témoigne respect et considération à cette catégorie qui a soutenu l’Algérie dans les moments où elle en avait besoin».
Pour le délégué de wilaya de la Garde communale, Mohamed Amokrane Ait Hamlet, les préoccupations principales des gardes communaux dans la capitale des Hauts plateaux sont liées au logement, au travail et à l’accès aux crédits des dispositifs d’aide à l’emploi. Cependant, pour Noureddine Bedoui, les préoccupations des familles du terrorisme «sont déjà prises en charge (et) le gouvernement demeurera à leur service».

Les engagements d’Ouyahia

Le ministre de l’Intérieur va-t-il tenir ses promesses ? Puisque déjà en novembre dernier, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait demandé la réhabilitation des victimes du terrorisme et des Patriotes. Dans un document révélé par plusieurs médias, Ahmed Ouyahia avait adressé en novembre dernier une correspondance aux administrations et ministères, dans laquelle ce dernier avait signalé que «les anciens patriotes et les familles victimes du terrorisme trouvent des difficultés à recouvrer leurs droits», précisant que «cette situation fait croire à certains responsables que ces citoyens peuvent se suffire des pensions et indemnités qu’ils perçoivent suite aux dégâts causés par les actes terroristes, sans autres droits». «Certaines administrations considèrent la pension octroyée aux victimes du terrorisme comme étant une indemnisation, tel un salaire régulier, les privant de bénéficier d’autres droits».
Du coup, les victimes du terrorisme renoncent à leur pension pour bénéficier d’autres aides, à l’image de celles octroyées aux moudjahidine et enfants de chouhada. En effet, les Patriotes et Groupes de légitime défense (GLD) qui bénéficient de la pension ont été privés des dispositions de la retraite exceptionnelle mais également privés de déposer les dossiers de permis de taxi. Ahmed Ouyahia avait relevé que «les Patriotes se sont vus privés de la retraite d’anciens volontaires et des droits liés notamment aux licences de taxi (sous le) prétexte qu’ils perçoivent des pensions de victimes de terrorisme».
Ainsi Ouyahia a demandé la réparation de cette injustice et que les victimes du terrorisme et les Groupes de légitime défense (GLD) bénéficient de la totalité de leurs droits. Aussi, dans une déclaration datant de septembre dernier, Fatma-Zohra Flici, présidente de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme, avait déclaré qu’il est urgent de régler la situation des blessés civils. «Tous les trois ans, ils font des visites et le taux d’incapacité permanente, le taux d’IPP, diminue. Il y a des victimes qui se retrouvent aujourd’hui à 0% indemnité, ce qui est anormal et grave», s’était-elle indignée. Dans le calcul de la pension d’invalidité, il existe un taux pour l’incapacité physique et un autre pour l’incapacité morale. Avec ce calcul, certaines victimes touchent une pension variant entre 3000 et 7000 DA. Pour d’autres victimes, si l’incapacité physique est nulle, ils ne percevront pas de pension même si l’indemnité morale est comptabilisée. Et ce, même si le traumatisme est toujours présent. Il faut savoir que c’est un médecin légiste qui ausculte les victimes civiles et à aucun moment un psychologue ou psychiatre n’est sollicité pour évaluer leur traumatisme psychique. Mais alors, sur quel critère a été calculé le taux d’indemnité morale ?

Malika Bougherara

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