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L’Europe refuse les sanctions du président américain contre l’Iran: L’échec de Washington

La Commission européenne a lancé, hier, des mesures pour les entreprises européennes en Iran. Il s’agit d’une riposte au rétablissement des sanctions US liées au retrait des États-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

L’Europe ne veut pas abandonner la souveraineté au profit de Washington. Le président américain qui a décidé du retrait de Washington de l’accord nucléaire avec l’Iran, cherche à imposer l’initiative à l’Europe. Il menace d’imposer des sanctions économiques contre les entreprises européennes qui continueraient la coopération avec l’Iran. L’Europe dit qu’elle ne se retire pas de l’accord. Nombreuses entreprises européennes ont engagé des projets d’importance en Iran après l’instauration de l’accord engageant l’Iran, Paris, Londres, Pékin, Washington et Moscou. Tous les pays sont restés dans l’accord sauf Washington dont le président a décidé du retrait de ce pays au profit du Premier ministre d’Israël, Netanyahu. La Commission européenne a adopté vendredi le premier paquet de mesures visant à protéger les entreprises européennes en Iran contre les sanctions américaines, les annulant légalement sur le territoire de l’UE, est-il indiqué dans la déclaration de la Commission. La Commission européenne a activé hier la «loi de blocage». Ce mécanisme, datant de 1996 et jamais employé, adopté à l’époque pour contourner l’embargo sur Cuba, permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations relatives à des sanctions prises par des pays tiers. «Les sanctions américains ne seront pas sans effet. Il est donc de notre devoir, à la Commission et au sein de l’Europe, de faire ce que nous pouvons pour protéger nos entreprises européennes, en particulier les PME», a déclaré hier le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. L’exécutif européen a également lancé la procédure pour permettre à la Banque européenne d’investissement (BEI) de soutenir les investissements européens en Iran, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. L’annonce de l’exécutif européen est conforme à la décision prise par les chefs d’État et de gouvernement la veille lors de leur sommet informel en Bulgarie. Cette décision est une riposte au rétablissement de sanctions américaines liées au retrait des États-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien annoncé par Donald Trump. Le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Le Plan d’action global commun (PAGC) est un accord signé à Vienne, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et l’Allemagne, ainsi que l’Europe et l’Iran. Le président américain a également annoncé le rétablissement de toutes les sanctions levées suite à l’adoption de cet accord. L’Europe refuse que les entreprises européennes soient empêchées par Washington de travailler en Iran. Nombre de pays disent que par le retrait de l’accord avec l’Iran, Washington perd la crédibilité auprès de la communauté internationale. Il n’y a que Washington, Israël et certains pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, qui saluent le retrait de Washington de l’accord avec l’Iran. L’Europe a compris que Washington n’accorde pas d’importance aux entreprises européennes. C’est alors que l’Europe est unanime concernant l’application de l’accord avec l’Iran, n’en déplaise à Washington, l’Arabie saoudite et Israël.

Mounir Abi

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