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Livraison de gaz algérien vers l’Europe: Risque de perturbations

Après le scénario de l’hiver 2017 qui a été à l’origine d’une polémique entre les responsables de la compagnie française Engie et des responsables politiques algériens sur une histoire d’approvisionnement, voici qu’une nouvelle affaire se profile à l’horizon.

En effet, selon l’agence Reuters, le complexe de liquéfaction de gaz de Skikda rencontre des problèmes de production, comprenant un potentiel arrêt de la production. Se basant sur des sources dans le domaine ainsi que les données d’expédition. La dernière cargaison à avoir été exportée depuis Skikda s’est effectuée à bord du navire Cheikh El Mokrani le 27 février dernier, selon les données de suivi de navires sur Eikon. Un autre tanker, le Cheikh Bouamama, est ancré à l’entrée de Skikda depuis le début de la semaine dernière, indiquent en outre les données d’expédition. Les exportations vers l’Espagne et la France ont par conséquent connu un ralentissement, indique la même source.
Ce n’est pas la première fois que la Sonatrach rencontre des difficultés à satisfaire la demande de ses clients en exportations de gaz. En janvier 2017, le même complexe de Skikda avait connu un arrêt dans sa production qui avait été qualifié de «routinier» pour des raisons de maintenance par le PDG de la compagnie pétrolière de l’époque, Amine Mazouzi.
La compagnie française Engie avait évoqué les perturbations au niveau de cette installation, laissant entendre qu’elle était à l’origine d’une réduction des exportations algériennes de gaz. L’actuel PDG de la compagnie pétrolière nationale, Abdelmoumen Ould Kaddour, a affirmé pour sa part en octobre dernier que «la période entre novembre et mars va être difficile» pour satisfaire la demande en exportation. Pour rappel, en réponse à une question sur les plaintes émises par l’opérateur français, l’ancien ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa avait estimé qu’il était «inopportun de s’inquiéter à la place de cet opérateur».
A cette époque, Engie aurait sollicité Sonatrach pour augmenter ses livraisons gazières, lesquelles s’expliqueraient par le retour à la hausse des prix de gaz sur le marché spot puisqu’il est indexé sur les cours du pétrole brut. Selon des sources, la compagnie nationale avait subi des pressions de la part des sociétés françaises et européennes pour réviser les prix contractuels de gaz dans le sillage de la chute des prix de pétrole.
En visite à Tébessa, le PDG de Sonatrach a indiqué que le gaz représente «l’avenir de l’énergie en Algérie» et «source de devises pour le trésor public», a ajouté le même responsable estimant que l’Algérie est «partenaire et concurrent puissant» pour la Russie et les Etats-Unis dans le domaine de l’exportation du gaz.
Insistant pour le développement des stratégies pour offrir aux partenaires étrangers la meilleure qualité de services, le PDG de Sonatrach a qualifié de «fructueuse» sa première visite dans cette wilaya frontalière «aux grandes potentialités». Concernant l’approvisionnement de l’Italie par le gaz algérien, le même responsable a indiqué que les négociations bilatérales entre les deux parties ont déjà débuté avant l’arrivée à terme en 2021 de l’accord les liant.

Hafid M.

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