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L’ordre des priorités…

Le syndrome du mécontent veut qu’il en exige toujours plus. Il veut faire table rase du passé et, chaque jour, il réclame de raser de nouvelles têtes. Ne pas accéder à ses demandes et c’est la dénonciation de mesures insuffisantes. Evidemment, les opportunistes, et il y en a, ne seront pas loin pour pousser le bouchon encore plus loin. Ils cassent la baraque, actuellement sans self-control, en pointant d’un doigt accusateur la complicité des politiques avec des industriels. Comme s’ils venaient de découvrir le fil à couper le beurre, ces opportunistes estiment qu’entre les uns et les autres, pas d’amitié, pas de fréquentation, pas même de lien transitif. Sauf que l’équation «Pouvoir + Argent» n’a que rarement été démentie de par le monde. Seule la corruption entre en collision avec cette équation. Faudrait être un extra-terrestre pour croire que les passe-droits et autres connivences, sans rime ni raison, disparaîtront sur la fréquence des quatre saisons. Bref, la justice est mieux placée que quiconque pour enquêter sur le sujet.
L’emballement judiciaire contre des personnalités publiques, politiques ou économiques ne doit, en rien, venir masquer le gaspillage qui a sévi dans la gestion de l’économie nationale. Et c’est bien beau de vouloir assainir, mais détruire tout un pan de cette économie, c’est aller plus vite que la musique. Il y a des priorités sur lesquelles faut pas se gourer. En fait, occulter l’importance de l’entreprise, publique ou privée, en tant qu’outil de production, pend au nez du «dégagez tous’» ambiant. Cet outil essentiel à l’économie nationale doit être sauvegardé, préservé du scénario conjoncturel. Une campagne anti-corruption digne de ce nom évite la précipitation et s’inscrit dans la durée, sous la garantie d’un Etat de droit. La pression des opportunistes, tout autour des sphères dans la prise de décision politique, n’est orchestrée que pour accentuer le syndrome du mécontent, toujours friand d’arrestations, d’emprisonnements, de condamnations et de chasse aux sorcières…
Et, sans défendre personne, quel serait le degré de souveraineté d’un peuple amputé, du jour au lendemain, de ses outils de production ? Une simple relique, avec sa cohorte de nouveaux chômeurs et d’autres mécontents, incapable de s’expliquer la transition intestinale (…). Nous n’en sommes pas là, mais on en prend le chemin balisé par un esprit chafouin et un laps de temps restreint. Aussi, qu’elle soit publique ou privée, une entreprise fait partie du patrimoine national à sauvegarder. Quant à la procédure qui permet de récupérer l’argent détourné, il faut savoir que la loi existe, tout comme les conventions internationales. Il y est prévu des mécanismes de nature à permettre la récupération des biens mal acquis. Les possibilités sont ainsi offertes pour le gel et la confiscation des deniers détournés et la récupération de ces biens au profit du Trésor public. C’est clair et net, pas une solution à quitte ou double. Quant aux entichés d’une démocratie par le changement, qu’ils sachent que la demande de changement a pour garde-fou le désir d’ordre des priorités, dans un esprit sain et loin de l’opportunisme ambiant. C’est souvent cet ordre-là qui gagne la bataille. D’ailleurs, il est fort à parier que les politicards, les rédempteurs de dernière heure, entre opportunisme, ambitions et querelles intestines finiront par s’avouer vaincus par cet ordre des priorités…
M. N.

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