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Maladies de vie économique…

Un philosophe nous laisse une très belle formule pouvant s’appliquer aux maladies de la vie économique : «Tantôt tu t’attardes, tantôt tu te précipites ici et là, sans cesse en mouvement. Mais elles meurent lorsqu’on est plus fort qu’elles». Et des maladies de notre vie économique, on en a connu à l’ombre des brouillards de l’incontournable prix du pétrole. Un pétrole qui, sur le marché mondial, se gausse des maladies et des mouvements de tension ou de fièvres liées au destin d’une nation. Son prix est pourtant important sur ce destin, et il reste déterminant quand des réserves de change permettent d’être fort face à l’adversité et aux malaises, notamment sociaux. Chez nous, ces réserves de change ont atteint environ 200 milliards de dollars au moment où des pays arabes connaissaient un vent de protestation révolutionnaire, avec ce «Printemps arabe» venu de Tunisie. Ce vent a continué de souffler sur la Libye, l’Égypte, la Syrie, l’Irak ou le Yémen, emportant sur son passage pas mal de présidents dans le viseur des puissances occidentales.
Et l’Algérie faisait partie du lot. Elle a vécu les soubresauts furieux grâce, notamment, à ses réserves de change, facteur de paix sociale à bien des égards. A l’époque, les avoirs extérieurs de notre pays étaient sous la loupe de l’ancien gouverneur de la Banque centrale, un certain Mohamed Laksaci. Mais le vrai bouclier salvateur n’est-il pas le président qui était à son troisième, puis à son quatrième mandat ? Qu’on l’accepte ou qu’on le dénigre, on ne peut le nier, c’est bien lui qui a suivi de près ces réserves de change. Les rapports sur la situation macroéconomique du pays lui ont été faits quotidiennement, AVC ou pas. Notre pays est d’ailleurs devenu un modèle dans la préservation des réserves de change pour les pays en voie de développement. Et regardons seulement ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela, un pays d’environ 31 millions d’habitants et qui exporte deux fois plus le volume des exportations pétrolières/jour que l’Algérie.
La grave crise politique et économique aurait-elle pu être évitée si le Venezuela avait mis de côté un pactole suffisant de réserves de change ? Probablement oui, malgré les conjonctures économiques et géopolitiques du moment. Mais revenons à nous et aux reproches faits quant aux milliards de dollars enregistrés en recettes d’exportations pétrolières durant les mandats présidentiels de Bouteflika. Cette critique ne tient pas la route au vu de la résorption des déficits courants, année après année, pendant que logements, autoroute Est-Ouest, parc roulant tous types confondus et nombreuses réalisations éclaboussent la réalité.
C’est difficile à avaler par des opposants alités, côté synthèse de la Déclaration de politique générale présentée, hier, devant l’APN. Non, ça serait du pipeau, et un autre président aurait fait mieux, selon les grincheux de service. Ça ne pinaille, encore, que sur l’érosion des réserves financières, que sur le dispositif «fatidique» de la planche à billets etc., etc. Bien sûr, cette synthèse du bilan quinquennal 2014-2018 gêne ceux qui ne veulent pas entendre de continuité. Mais n’est-ce de la cécité que de nier l’évidence ? Une évidence qui, sur le plan historique, restera comme un legs de continuité, de vérité économique inscrit au fronton de celui qui postule à un 5 mandat. Et on aura beau lui reprocher sa maladie, il aura fait face aux maladies de vie économique…
M. N.

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