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Malgré l’assassinat de 17 palestiniens: L’Arabie saoudite fait les éloges d’Israël

Dans l’histoire contemporaine de l’humanité, rarement un responsable politique a fait preuve d’autant d’hypocrisie que le prince héritier de l’Arabie saoudite, ben Salmane.

En visite aux États-Unis depuis le 19 mars, le prince héritier saoudien a accordé une interview au magazine américain The Atlantic dans laquelle il a notamment dressé des parallèles historiques entre Hitler et le guide suprême de la Révolution iranienne Ali Khamenei. «Je crois qu’à côté du leader suprême iranien, Hitler a l’air bien. Hitler n’a pas fait ce que le guide suprême essaie de faire. Hitler a tenté de conquérir l’Europe, alors que le guide suprême tente de conquérir le monde entier», a estimé le prince héritier. Le prince héritier de l’Arabie saoudite a tout fait pour plaire au Premier ministre d’Israël, Netanyahu, tandis que 18 palestiniens ont été tués par l’armée de ce pays pendant la marche du retour à Ghaza. Il s’est montré indulgent envers Israël, ennemi juré de Téhéran: à la question de savoir si le peuple juif avait droit à un État-nation sur une partie au moins de l’actuel État hébreu, le prince a répondu: «Je crois que chaque peuple a le droit de vivre en paix dans sa nation. Je crois que les Palestiniens, tout comme les Israéliens, ont le droit d’avoir leur propre terre». Certes, chaque peuple, dont le peuple juif, a le droit de vivre en paix, mais le prince héritier de l’Arabie saoudite n’a pas dit est ce légale de coloniser les terres palestiniennes. Il n’a pas dénoncé l’assassinat des 17 palestiniens. La reconnaissance par le président américain d’Al Qods occupée comme capitale d’Israël n’aurait pas d’importance pour le prince de l’Arabie saoudite qui est en Amérique pour conclure des contrats d’armes avec Washington. Armes utilisées d’ailleurs contre les civils au Yémen. Mohamed ben Salmane a tenu à souligner que son pays essayait d’aider le peuple yéménite. El larguant des bombes contre les civils. Lundi, des civils, dont des enfants ont été brûlés par une frappe menée par la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen. La frappe de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite sur la ville portuaire yéménite de Hodeïdah, qui a tué douze civils, dont sept enfants. Des cadavres d’enfants, sont brûlés et mutilés à cause des explosions et se trouvent dispersés sur le sable. Pour le prince de l’Arabie saoudite, l’intervention saoudienne a pour l’objectif d’«aider le gouvernement légitime» et de stabiliser la situation au Yémen. Un gouvernement qui n’a jamais dénoncé les crimes de guerre perpétrés contre les civils du Yémen. Récemment, Amnesty International a une nouvelle fois dénoncé les ventes d’armes occidentales à l’Arabie saoudite et à ses alliés impliqués dans la guerre au Yémen, estimant que ces livraisons bafouaient le traité sur le commerce des armes. L’ONG a accusé plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie de continuer à livrer des milliards de dollars d’armes à l’Arabie saoudite et de se rendre coupables de crimes de guerre au Yémen. Les houthis ont riposté aux crimes perpetrés par la colaition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, par des tirs de missiles mais ont été dénoncés par de nombreux pays qui observent le silence face aux assassinats des civils au Yémen.

Un Palestinien tué par des tirs de soldats israeliens

Un Palestinien a été tué, hier, par des tirs de soldats israéliens à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où17 autres ont été tués depuis vendredi. La victime, Ahmed Arafa, âgé de 25 ans, a été tué lors d’affrontements dans le centre de l’enclave, a ajouté le ministère. Le secteur frontalier est sous tension depuis vendredi, qui a été la journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014. Le ministre israélien de la Défense avait une nouvelle fois prévenu que les Palestiniens de la bande de Gaza qui s’approcheraient de la frontière israélienne mettront «leur vie en danger». Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens ont afflué vers la barrière séparant Israël de Gaza, au premier jour de «la marche du retour». Cette protestation, qui doit durer six semaines, vise à réclamer «le droit au retour» de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël en 1948. Cette journée a été émaillée d’affrontements avec l’armée israélienne ayant coûté la vie à 17 Palestiniens, et ayant fait plus de 1.400 blessés, selon le ministère de la Santé à Ghaza. Cette protestation intervient dans une période à risques, les Etats-Unis prévoyant d’inaugurer leur ambassade à Jérusalem, autour du14 mai. La reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël a ulcéré les Palestiniens, qui y voient la négation de leur revendication sur la partie orientale de la Ville sainte, annexée et occupée par Israël. La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, ajoute à la volatilité ambiante.

Mounir Abi

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