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Marché de fruits et légumes à Bouira: Les prix sont hors de portée

Les prix des fruits et légumes se sont fait pousser des ailes à la veille du mois de ramadhan à Bouira.

Pourtant, quelques jours auparavant on arrivait à remplir leurs couffins à des prix plus au moins raisonnables. La flambée était prévisible. Le consommateur ne s’attendait pas à ce que les assurances des responsables du secteur du commerce soient réelles. Mais il ne comprend toujours pas les raisons qui font que les prix soient triplés en moins d’une semaine. Jeudi matin, premier jour du mois sacré, au marché de fruits et légumes du chef-lieu de wilaya, les prix choquent. La courgette qui est cédée en début de semaine entre 50 DA et 70 DA, désormais elle coûte 150 DA le kilo. Le triple. La carotte aussi. Elle passe de 50 à 80 DA. La laitue n’échappe pas à cette flambée. Son prix a doublé. Elle a coûté 120 DA le premier jour du ramadhan. Le kilo d’oignon qui se vendait à 50 DA, est cédé à 90 DA. «C’est incroyable. Les prix se sont envolés de façon extraordinaire. Tout est cher au marché, personne ne pourra remplir son couffin. Nous demandons aux responsables qui nous garantissaient ces derniers jours que les prix ne connaîtront pas une hausse durant ce mois sacré de venir voir ce qui se passe sur le terrain. Les commerçants imposent leur loi. Ce sont eux seuls qui dictent les prix», a déclaré un citoyen rencontré au marché de fruits et légumes de la ville de Bouira. Les seuls produits qui échappent à la hausse des prix, sont la pomme de terre, l’ail et les piments. Ainsi, plusieurs personnes rencontrées au marché dénoncent l’absence de l’affichage des prix. «Plusieurs commerçants ne respectent pas la réglementation. L’affichage des prix n’est pas appliqué. On ne peut pas savoir quel le prix réel des produits. Les autorités doivent intervenir et obliger ces commerçants à appliquer la réglementation», souligne un quinquagénaire. Quant aux raisons de la flambée des prix au premier jour du ramadhan, certains commerçants déclinent toute responsabilité et point du doigt les grossistes. «Aucun commerçant ne veut travailler à perte. Ce métier est notre gagne-pain, nous achetons ces produits à un prix et nous les vendons à un autre prix avec une marge de bénéfice. C’est tout à fait normal. Si les responsables veulent que les prix ne s’envolent pas, ils n’ont qu’à réguler le marché de gros. Ce sont eux qui fixent les prix. Nous, les détaillants, on fait que subir», explique un commerçant. Pour tenter de mettre de l’ordre dans les marchés à Bouira, la direction du commerce a mobilisé 62 brigades, dont 25 seront chargées du contrôle de la qualité des produits mis en vente durant ce moi de ramadhan et 37 brigades vont veiller sur les bonnes pratiques commerciales à travers tout le territoire de la wilaya.

Ali Cherarak

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