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Marché pétrolier: Le brut toujours en baisse

Les prix du pétrole ont reculé légèrement, hier, en cours d’échanges européens avant les données hebdomadaires sur les stocks américains et après trois séances de baisse marquée dans un marché renouant avec la prudence.Vers 11H20 GMT (12H20 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 66,70 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 16 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie.) pour le contrat de mars cédait 27 cents à 63,12 dollars. Depuis vendredi, les cours du baril sont entraînés dans le mouvement de vente qui frappe tous les actifs à risque. «La baisse était modérée comparée au carnage qu’il y a eu à Wall Street. Cette baisse du marché action n’est pas due à une faiblesse de la croissance mondiale, donc le prix du pétrole résiste», a commenté Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group. Les analystes digéraient également le rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les perspectives du marché. «L’EIA prévoit une production américaine de brut de 10,6 millions de barils par jour en 2018 et de 11,2 millions de barils par jour en 2019, soit une révision à la hausse de 300.000 barils par jour par rapport aux prévisions publiées en janvier», a souligné l’Agence dans un communiqué publié mardi. «Ces révisions prouvent que personne n’arrive à prévoir l’ampleur de la hausse de production de pétrole de schiste, et surtout pas l’Opep», a estimé Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres producteurs, dont la Russie, se sont engagés fin 2016 à limiter leurs extractions pour permettre au marché de retrouver l’équilibre. L’accord, qui a été renouvelé deux fois et court à présent jusqu’à fin 2018, a permis aux prix de décoller, mais les producteurs américains, qui ne sont pas engagés dans cette initiative, multiplient leur production. Dans ce contexte, les données hebdomadaires de l’EIA sur les stocks américains et sur la production nationale donneront un indice de la production à moyen terme. Pour la semaine achevée le 2 février, les analystes tablent sur une nouvelle hausse de 3 millions de barils des réserves de brut, d’un million de barils de celles d’essence et sur une baisse des stocks d’autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) de 1,5 million de barils, selon un consensus compilé par l’agence Bloomberg.
Mais la fédération professionnelle de l’American Petroleum Institute (API), qui publie ses propres données à la veille de celles de l’EIA, a fait état d’une baisse inattendue des stocks de brut, selon plusieurs analystes.

R.E.

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