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Marche pour le savoir

Qui a dit que nos élèves ne se soucient guère de leur scolarité ? Exaspérés par un mouvement de grève déclenché par le Cnapeste et qui a paralysé plusieurs établissements depuis le 20 novembre dernier, les lycéens et collégiens de Tizi Ouzou ont pris l’initiative de battre le pavé aujourd’hui, au chef-lieu de wilaya, pour réclamer l’arrêt de la grève qui perturbe gravement leur cursus scolaire. Bien qu’ils affirment soutenir leurs enseignants (dans leurs revendications), ces élèves qui comptent «faire pression» sur l’ensemble des acteurs du secteur afin de trouver une issue à ce problème, du reste «politique», vont «marcher sur les plates bandes», de leurs éducateurs en empruntant le même itinéraire que le leur lors de leur dernière marche. Symbolique. Une manière aussi civilisée que citoyenne pour réclamer leur droit au savoir, sans recourir ni à la violence ni à la
«casse» dont on les a souvent accusés. Soutenue aussi par l’association locale des parents d’élèves, cette action est en somme un cri de détresse d’une jeunesse éveillée, d’élèves soucieux de leur avenir. Ce genre d’action louable à plus d’un titre, renseigne sur le degré de conscience de ces chérubins qui seront pour beaucoup d’entre eux, les futurs cadres de la Nation. Ils savent que le meilleur moyen, le seul, à même de leur assurer cet avenir dans un monde incertain, un monde speed où tout «retard» se paie cash, est bien évidement le savoir qu’il faut aller quêter… «même en Chine», pour reprendre cette formule attribuée au prophète Mohamed. Il est utile de rappeler ici que la wilaya de Tizi Ouzou, est, depuis un certain nombre d’années, classée première dans les examens nationaux (5ème, BEM et Baccalauréat). Et ce n’est sûrement pas par hasard que de tels résultats sont enregistrés. C’est à force de travail, d’abnégation et de sérieux qu’on arrive non sans peines à atteindre de tels objectifs. Ces derniers, largement diffusés sur les réseaux sociaux, qu’affectionne d’ailleurs cette jeunesse en quête de savoir, semblent en tout cas encourager les lycéens et collégiens de Tizi Ouzou à faire comme leur
«prédécesseurs» sinon mieux. Et lorsque cette distinction est relevée et diffusée, certains crient au «racisme» et d’autres soutiennent que les notes des élèves de Tizi Ouzou et de Kabylie en général sont «gonflées». Une aberration condamnable.
La compétitivité doit, à notre sens, être érigée en règle. Cette compétitivité qui existait pourtant du temps des «Inter-lycées» est malheureusement ignorée aujourd’hui. Et cette fameuse émission largement suivie du reste, passait justement à la télévision nationale.

S. M.

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