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Medane l’a appelé: Taider outré par «le manque de considération» de Madjer

Le manager général de la sélection algérienne, Hakim Medane, a pris attache avec Saphir Taider qui s’est mal comporté lors du dernier match contre l’Iran, en quittant le banc de touche à quelques minutes de la fin de la rencontre, en signe de mécontentement contre sa non-incorporation par Rabah Madjer.

«J’ai eu un appel de Hakim Medane. C’est une personne que j’apprécie énormément. Il travaille dans l’ombre, mais très bien. C’est une personne qui m’est rentrée dans le cœur. Il fait les choses avec beaucoup de professionnalisme et une grande gentillesse.
On a parlé un peu de ce qui s’est passé. C’est une discussion qui restera entre nous», a révélé Taider dans un entretien accordé à la Gazette du Fennec. Le néo milieu de terrain de l’Impact Montréal est très affecté par le sort que lui a réservé Madjer et encore plus par les explications données par le sélectionneur national sur la non-utilisation de l’ex-sociétaire de Bologne lors des deux matches amicaux face à la Tanzanie et l’Iran. «Ce qui m’a dérangé le plus, c’est le manque de considération et tout ce qu’a été dit par la suite sur ma forme physique. Madjer a dit que je ne suis pas en forme physiquement, or c’est faux.
J’accepte le choix du coach même si je ne le comprends pas, mais je n’accepte pas qu’il dise que j’ai un problème physique. Ce n’est pas vrai. Il n’y a pas eu de test physique à Sidi Moussa. C’est impossible de définir la forme physique d’un athlète avec un gilet GPS. Ce n’est pas possible, ça n’existe pas. C’est un test cardio. Si je ne me sentais pas bien sur le plan physique, j’aurais demandé moi-même à l’entraîneur de ne pas me faire jouer. Dieu merci, je n’ai pas de problèmes physiques. Je sors d’une préparation d’un mois et demi, j’ai 4 ou 5 matches amicaux et 3 matches pleins de championnat avant de venir en sélection», tonne Taider, tout en signalant que Madjer lui avait demandé de se préparer pour le match contre l’Iran.

«Pas de problème sur le plan physique»

«Après le match contre la Tanzanie et lors du diner, le coach m’a dit : prépare toi pour le match contre l’Iran. Je me suis bien préparé et à la veille du match, j’ai appris que je n’allais pas jouer. J’étais frustré, déçu. Je suis allé le voir et la discussion entre nous a été normale. Je lui ai demandé pourquoi je n’ai pas joué.
Je suis quand même l’un des cadres de l’EN. Je suis depuis cinq ans avec les Verts et j’ai une cinquantaine de sélections. J’ai dit au coach que je suis un ancien et un cadre de la sélection, que j’ai toujours mouillé le maillot, que j’aime mon pays, que ce n’est pas dans mon intérêt, ni dans votre intérêt, ni dans celui de la FAF de me faire venir du Canada et de ne pas m’utiliser.
Le coach m’a dit que je ne suis pas au top de ma forme. Je lui ai répondu que je me sens bien. Il n’a pas voulu m’en dire plus. Il m’a dit qu’il ne veut pas me donner plus d’explications», dira Taider avant de s’expliquer sur son comportement à Graz. «Je suis quelqu’un de très réfléchi. Je sais ce que je fais. Je réfléchis beaucoup avant de prendre des décisions. J’étais en train de m’échauffer, je vois mon équipe souffrir, j’avais envie de rentrer, je sais que je peux les aider.
Dans ma tête, je me disais, s’il te plaît coach, fais-moi rentrer. J’avais envie de rentrer sur le terrain de force. La frustration est montée, j’avais les boules. On ne me considère pas. Je ne voulais pas montrer ma frustration devant le public et les caméras. Par respect à l’équipe et au staff, je me suis levé calmement, je me suis dirigé vers les vestiaires. Le coach ne m’a pas vu quitter le banc de touche. Je ne voulais pas qu’il me voit, que je perturbe l’équipe.
Dans le vestiaire, il n’y avait aucun problème. Tout le monde était déçu de la défaite. On a pris la douche, on s’est salué et on est rentré à l’hôtel. Je peux comprendre l’avis de chacun. Je suis quelqu’un d’ouvert. Je ne voulais offenser personne. Si j’en avais blessé, je m’en excuse. C’était juste pour mettre ma frustration de côté. Il faut se mettre dans ma tête. Je ne me suis pas senti considéré. Je ne sais pas pourquoi.
J’ai reçu un coup sur la tête. Il ne faut pas oublier tout ce que j’ai fait dans le passé. Je ne revendique rien, mais j’ai un cœur, un cerveau et des sentiments», a-t-il relaté avant d’afficher son désir de poursuivre l’aventure avec les Verts.

«Toujours disponible pour l’EN»

«Je suis disponible et je viens avec un grand plaisir en sélection. J’espère être là contre le Portugal. Je vais travailler dur pour être prêt pour ce match. J’ai vécu en sélection des moments que je n’oublierai jamais, sans doute les meilleurs moments de ma carrière. J’ai toujours eu des frissons en sélection. Porter le maillot de l’Algérie est une sensation particulière. Je suis toujours à la disposition de l’EN qui n’appartient à aucun joueur, mais à 40 millions d’Algériens», a-t-il affirmé avant de se prononcer sur la situation actuelle de l’EN. «Avec les qualités techniques qu’il y a dans cette équipe, on peut faire mieux. Ça passe par du travail. Tout ne va pas venir de suite. Il faut reprendre confiance, se connaître mieux parce qu’il y a plus de la moitié de l’effectif des dernières années qui n’est plus en place. La sélection a beaucoup changé. C’est une nouvelle équipe entre guillemets et les automatismes viendront avec le temps. C’est un nouveau cycle. C’est bien de faire jouer de nouveaux pour avoir plus de choix à l’avenir et plus de concurrence. Il y a beaucoup de joueurs formés en Algérie, on est tous des Algériens», a-t-il conclu.

Larbi Bouazza

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