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Merzouk Saighi : «Il faut encourager les artistes- peintres d’Oum El Bouaghi»

L’artiste-peintre Merzouk Saïghi s’est consacré, ces dernières années, à la formation des jeunes. Il est animateur chargé de l’atelier des arts plastiques à la maison de la culture Nouar Boubakeur de Oum-Bouaghi. Dans cet entretien, il nous parle de sa vie d’artiste et de la formation à laquelle il consacre la grande partie de son temps.

Le Temps d’Algérie : Parlez de votre parcours artistique
Merzouk Saïghi : Mon parcours artistique a commencé à la fin des années 1980. Après des études à l’école des beaux-arts de Constantine, j’ai obtenu mon diplôme dans la spécialité peinture en 1991-1992. Depuis, je suis employé dans le secteur de la culture de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Actuellement, je suis professeur et animateur de l’Atelier de la maison de la culture Nouar Boubakeur de la même ville.

Concrètement, en quoi consiste votre travail ?
En pratique, je m’occupe de l’atelier des arts et du dessin. C’est un atelier d’initiation destiné aux adhérents de tous les âges. Ma mission consiste à les initier au dessin et à la peinture. J’avais quarante adhérents essentiellement des jeunes. Avec le temps, certains ont quitté l’atelier, parce qu’ils ont découvert qu’ils ne sont pas faits pour les arts, les autres poursuivent leur formation le plus normalement du monde. Certains élèves peintres jouissent d’un excellent niveau en matière de peinture et de dessin et ne tarderont pas à renforcer les rangs des 80 autres peintres que compte la wilaya d’Oum-Bouaghia.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?
(Après un long soupir) : Il faut aimer et connaître ce que l’on transmet. De plus, il faut avoir une très bonne formation pour s’adonner à l’enseignement de la peinture et du dessin. Il faut tout connaître sur le bout des doigts. Pour ma part, mes connaissances sont exhaustives en ce domaine.
Mais, il faut apprendre et être au courant de ce qui se passe dans le domaine des arts. Il faut être bien armé pour assumer pleinement ce métier. En plus de ce que je viens de dire, il faut avoir envie de transmettre sa passion à ces apprenants.

Que diriez-vous à quelqu’un qui voudrait travailler comme animateur dans un atelier de peinture et de dessin ?
Je dirais qu’il faut savoir s’investir, donner de son temps personnel. Il faut aussi avoir une véritable envie de partager, tout en acceptant certains sacrifices.
L’important, quand on s’investit dans la peinture et le dessin, c’est de pouvoir faire passer sa passion avant le côté matériel…

Pouvez vous nous parler du côté social de l’artiste à Oum-Bouaghi ?
Misérable ! Il est temps qu’on s’occupe de la situation sociale de l’artiste à Oum Bouaghi, si l’on veut que cet art se développe, s’affirme et s’enracine, surtout que les villes de la wilaya d’Oum-Bouaghi ont besoin d’esthétique.  Les artistes de cette wilaya n’ont pas seulement besoin d’aide, mais aussi de reconnaissance pour développer l’art de la peinture. Avec les 80 artistes peintres, que compte la wilaya, une fois bien pris en charge, ils pourraient créer une synergie et un mouvement artistique inégalables.

Un mot aux artistes de la wilaya d’Oum-Bouaghi.
Qu’ils s’accrochent et qu’ils se battent, tout en restant solidaires, en s’aidant les uns et les autres pour améliorer son art et à l’imposer par sa qualité.
De tout cœur, je leur souhaiterai la réussite.

A. A.

 

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