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Messahel lors du sommet de l’UA: «Les Africains doivent s’organiser»

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a souligné, dimanche à Nouakchott, «l’absolue nécessité» pour les Africains de s’organiser et de se rassembler au service du développement du continent. Dans une déclaration à la presse à l’occasion du 31e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, M. Messahel a souligné «l’absolue nécessité de mieux s’organiser et de se rassembler pour être dans un mouvement de partenariat et œuvrer dans l’optique d’être au service du développement du continent». Il a indiqué que les chefs d’Etat et de gouvernement se sont penchés, lors des séances à huis clos tenues à l’occasion de ce sommet, sur d’«importantes questions», notamment celles relatives à l’examen du rapport présenté par le président Paul Kagame sur la réforme de l’Organisation panafricaine. Il s’agit de réformes devant permettre à l’UA de devenir un vecteur plus efficace dans un contexte de grands défis par rapport à l’intégration économique du continent à l’horizon 2063. S’agissant de la zone de libre-échange (ZLEC), le chef de la diplomatie algérienne a indiqué qu’il était évident de passer à une autre étape, à savoir la procédure de ratification de l’accord de la ZLEC, en fonction des lois internes à chaque pays dans le but d’aboutir à une zone de libre-échange dynamique au service du développement en Afrique. S’agissant des futures négociations entre l’Union européenne (UE) et les Afrique Caraibes et Pacfique (ACP), il a indiqué qu’elles devaient débuter en août prochain dans la perspective de la révision de l’accord liant les ACP à l’UE. «Nous sommes dans une logique d’appropriation de tous les processus pour parler d’une seule voix, d’où l’absolue nécessité de mieux nous organiser pour être dans un mouvement de partenariat», a-t-il recommandé. Abordant la question du Sahara occidental, M. Messahel a évoqué la mise en place d’un mécanisme qui va servir d’interaction entre la République sahraouie et le Maroc d’abord, puis l’UA et les Nations unies sur la base des résolutions des Nations unies. Outre ces questions, la question migratoire a été largement discutée au cours du sommet.

Migration clandestine : traiter le phénomène en amont

Le président mauritanien où s’est tenu le sommet a estimé à ce propos que l’ampleur qu’a prise le phénomène de la migration clandestine résulte, principalement, des conséquences de l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Dans une interview accordée samedi soir à la chaîne France 24, M. Ould Abdel Aziz a soutenu que «ce qui se passe en Libye provient de la destruction de ce pays par les frappes de l’Occident», expliquant que cette intervention est en grande partie à l’origine de la crise migratoire. Il a appelé à un traitement en amont de ce problème qui préoccupe les dirigeants africains et européens. «Je ne dis pas pour autant que toute la responsabilité incombe à l’Europe. Mais il faut traiter le problème en amont», a-t-il fait remarquer. Réagissant, par ailleurs, à l’attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force du G5 Sahel, le chef de l’Etat mauritanien a déclaré qu’il s’agit là d’un acte qui démontre qu’il «y a encore énormément de failles» dans la sécurité qui doivent être «corrigées». «Si l’état-major a été attaqué, c’est qu’il y a énormément de failles que nous nous devons de corriger si nous voulons stabiliser la région du Sahel», a-t-il souligné. Abordant la question du Sahara occidental, le président mauritanien a déclaré que le processus de paix doit aboutir à une solution pour sortir de la situation dramatique actuelle que vit le peuple sahraoui. «Nous devons tous et de tous côtés et de toutes parts trouver et aboutir à une solution qui va sortir d’abord notre région et le peuple sahraoui de cette situation», a-t-il plaidé, appelant à «une entente entre les différentes parties (Front Polisario et Maroc) et le plus tôt possible sera le mieux». La question du Sahara occidental sera inscrite, pour la première fois, comme un «point à part et séparé» des autres questions à l’ordre du jour de ce 31e sommet. Elle sera abordée et débattue au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, lesquels recevront pour la première fois également un «rapport exclusif et séparé» sur cette question qui sera élaboré par le président de la Commission de l’UA, Moussa Mahamat Faki.

Synthèse R. N.

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