Home / Actualité / Meziane Meriane, président du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (snapest): «Il existe une force nuisible au bon déroulement du baccalauréat»

Meziane Meriane, président du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (snapest): «Il existe une force nuisible au bon déroulement du baccalauréat»

Le Temps d’Algérie : Quelle est votre appréciation du déroulement global du baccalauréat durant ces deux premiers jours ?

Meziane Meriane : On peut dire que tout s’est déroulé normalement, mis à part la divulgation du sujet d’arabe une heure après le début de l’examen. Il existe toujours  une force nuisible pour nuire au bon déroulement du baccalauréat. Il faut redoubler d’efforts et élucider ce cas, en veillant à l’application de la réglementation. Pour y remédier, la solution pourrait consister à distribuer le nombre de sujets équivalents au nombre de candidats.

Des avis divergents ont été émis sur le niveau de difficulté du sujet de mathématiques ; qu’en pensez-vous ?

C’est un sujet de niveau moyen et n’importe quel candidat de niveau moyen peut avoir un 10/20. Si l’on veut relever le niveau du bac, cela ne peut se faire qu’avec des sujets consistants. Il faut hisser le niveau global des élèves vers le haut.

Certains estiment que la journée de repos du vendredi planifiée durant l’examen du baccalauréat n’est pas pour aider les candidats ? Que répondez-vous à cela ?

On peut envisager cela sous deux angles. L’élève peut profiter de cette journée pour récupérer et décompresser et ainsi poursuivre les trois jours qui lui restent. Sinon, on peut considérer que cette journée brisera l’élan de l’élève et son stress augmentera. Mais surtout, le candidat n’en profitera pas pour sortir et se détendre mais il va plutôt réviser. En réalité, le stress du candidat provient plus de la projection des parents sur leur enfant. La seule solution est de parvenir à l’application de la réforme du baccalauréat pour l’amener à trois jours.

Il reste trois jours d’examen pour les candidats au baccalauréat ; pensez-vous qu’ils vont se poursuivre dans une atmosphère sereine ?

Les choses ont bien débuté, donc il n’y a pas de raison pour que cela ne se poursuive pas, pour qu’il y ait maîtrise de la situation et le maintien des mêmes conditions. Il est important durant ces épreuves du bac que l’élève compte sur ses propres efforts.

Avec un taux d’absences important chez les candidats libres, la ministre du département de l’Education a émis la proposition de réduire leur participation à deux fois ; quel est votre avis ?

Sur ce point, je ne suis pas d’accord. Je pense que si le candidat libre s’absente à deux reprises de l’examen du bac, il n’aura plus le droit de le repasser, sauf s’il présente un justificatif valable. J’estime que chacun doit avoir la possibilité de s’inscrire au bac autant de fois qu’il le veut.

Il a été constaté que toute mesure prise par la ministre de l’Education dans le cadre de la réforme du secteur est critiquée ; quelle lecture en faites-vous ?

Effectivement, le moment est venu de laisser la place aux spécialistes des sciences de l’éducation accomplir correctement leur travail et ne pas laisser n’importe qui s’exprimer sur ce domaine.  A chaque fois qu’il y a des mesures prises, il y a une levée de boucliers. Dans les autres secteurs, comme l’économie, on n’enregistre pas ce type de réactions ni de levée de boucliers. La démocratie est bonne, mais l’ingérence non.

M. B.

Check Also

Bensalah réitère son appel au dialogue et assure : «L’Etat et l’ANP ne seront pas parties prenantes»

Il a insisté, dans ce contexte, sur le fait que le dialogue «devra nécessairement se …