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Mise en détention de Louisa hanoune.. Les partis politiques dénoncent

La mise en détention provisoire, jeudi, de la secrétaire générale du parti des travailleurs, Louisa Hanoune, par le Tribunal militaire de Blida, a suscité plusieurs réactions de la classe politique. Pour certains, l’incarcération de Hanoune rentre dans le cadre de l’application de la loi, alors que d’autres condamnent et réclament une justice «clarifiée». En effet, le parti du MSP, représenté par son Président, Abderezzak Mokri, a estimé que la mise en détention de Louisa Hanoune rentre dans le cadre de l’application de la loi. «Dans le cas de la violation de la loi, aucune personne n’est au dessus de la loi. Mais, on n’a pas de connaissance sur le sujet, donc on ne peut faire de déclarations, ni prendre position sur la question. On ne connaît pas avec exactitude la situation et les chefs d’inculpation», affirme le président du Mouvement de la société pour la paix. Ce dernier aborde aussi l’arrestation de Said Bouteflika et les généraux, Athman Tartag et Mohamed médiane «Toufik». Il estime dans ce sens qu’«au regard des accusations lourdes lancées par le chef d’état-major contre l’ancien patron des services, il était naturel et logique que celui-ci soit interpellé». Le président du parti Talaie El Houriat estime que «les arrestations que nous constatons actuellement, ne sont que l’élimination des racines de ces forces non constitutionnelles des institutions et structures les plus sensibles de l’Etat, et la chute de la tête qui a été derrière ces forces non constitutionnelles depuis des jours, est un signe que ces processus vont dans la bonne direction, pour sortir du cauchemar d’un système politique qui a semé la corruption sur cette terre», a-t-il écrit sur sa page Facebook. Pour sa part, le parti de Soufiane Djilali, Jil Jadid, affirme que «la mise en détention préventive de Mme Louisa Hanoune, première responsable d’un parti politique, pose clairement la question des libertés politiques, et interroge sur les véritables intentions du nouveau pouvoir». Il ajoute aussi que «l’implication de la justice militaire suppose des actes gravissimes des prévenus, tous civils ou retraités de l’armée». Le parti Jil Jadid estime aussi que «ces affaires judiciaires doivent être impérativement clarifiées auprès de l’opinion publique». Surtout que «le mouvement populaire appelle à la mise en place d’un Etat de droit». Le parti affirme d’emblée que «les Algériens demandent que le régime de Bouteflika soit remplacé par un processus démocratique, et non pas par un système autoritaire». Pour cela, conclut Jil Jadid, «les Algériens refuseront tout détournement de leur révolution». De son côté le président du RCD, Mohcine Belabbas, qui a réagi à l’arrestation de Louisa Hanoune, indique que «les traits d’un coup d’Etat militaire se dessinent jour après jour, à travers le contrôle militaire de la décision politique, et l’activation de la justice par ordre». Dans un message publié sur sa page facebook, M.Belabbas ajoute : «J’ai écrit dès le début qu’au lieu d’une période de transition, ils nous ont imposé une période trompeuse avec une justice de comédie, sélective et de vengeance». Le président du RCD conclut que «les pays ne se gèrent pas comme des casernes, où il n’y pas de place au débat, à la critique ou même à la pensée libre. Imposer le système des casernes dans la vie sociale conduit à la tyrannie». Pour sa part, le Front des forces socialistes (FFS) «dénonce et condamne énergiquement l’arrestation de Louisa Hanoune». Pour le parti, «rien ne peut justifier cet acte arbitraire et abusif». «Le FFS condamne avec force ce nouveau forcing du pouvoir réel algérien, qui vise à faire aboutir son agenda politique en laminant toute voix discordante, et en torpillant la révolution populaire», ajoute-t-il. «Le FFS solidaire avec le parti des travailleurs exige la libération immédiate de sa secrétaire générale».
Smail Mimouni

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