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Mohamed Aissa s’exprime sur le «Vivre ensemble dans la Paix»: «L’Algérie cultive le dialogue interreligieux»

La béatification des 19 religieux catholiques en Algérie, représente un des aspects du principe du «Vivre ensemble dans la paix et la tolérance», prôné par notre pays.

Il s’agit d’un évènement d’une grande importance pour le monde chrétien et musulman, incitant à s’ouvrir sur les autres croyances dans le respect. Invité à s’exprimer sur la cérémonie de béatification des 19 moines assassinés durant la décennie noire, qui a eu lieu samedi à Oran, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, a estimé qu’«elle reflète l’esprit de la tolérance des Algériens envers les autres peuples et religions». En effet, lors de son passage hier, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne III de la Radio nationale, Mohamed Aissa a indiqué que «l’Algérie a de tout temps cultivé le dialogue avec les autres religions, comme l’incite sa religion : l’Islam». Il dira à cet effet, que «l’Algérie n’a eu de cesse de cultiver les principes et les fondements d’ouverture et du Vivre ensemble dans la Paix, afin de s’ouvrir et de dialoguer avec les autres croyances». Une liberté garantie dans la Constitution, dans le cadre du respect des lois de la République. Pour preuve, le ministre est revenu sur le message du Pape François, qui a estimé que cet évènement – le premier en son genre dans un pays musulman – représente «un grand signe de fraternité de l’Algérie à destination du monde entier». S’agissant de publication de certains rapports «malintentionnés» d’organisations non gouvernementales taxant les Algériens d’intolérance, Mohamed Aissa a indiqué que «la meilleure preuve contredisant cette manière de penser, vient des propos tenus par des hommes de la religion catholique, tout comme du contenu du message adressé par le Pape François à l’occasion de cette béatification». Le Pape, a souligné le ministre, avait reconnu les sacrifices des hommes du culte Musulman en Algérie, assassinés dans les années 90, parce qu’ils n’ont pas cédé leurs mosquées au terrorisme et à l’extrémisme. Il a souligné à ce propos, que grâce à la lutte acharnée du peuple algérien et de ses forces de sécurité, tous corps confondus, l’Algérie a réussi terrasser le terrorisme. L’invité de la chaîne III a, notamment, signalé que le pays a entamé un vaste programme de lutte contre la radicalisation, basé sur une réforme en profondeur des programmes de formation des imams, et une révision des cours de religion islamique dispensés dans les écoles primaires et les lycées. Affirmant par la suite, que ses services contrôlent «toutes les 18.000 mosquées en activité à travers le pays, y compris les salles de prières ouvertes dans des administrations, les universités et entreprises», le ministre a fait état de «mise en échec de nombreuses tentatives d’endoctriner les étudiants dans les campus et les cités universitaires, “au nom de la recherche scientifique”».

Une loi organique pour les associations

S’exprimant sur le gel du renouvellement d’agréments aux associations religieuses, Mohamed Aissa a expliqué que la décision a été prise «après l’assassinat de trois imams en 2016, par des éléments salafistes et d’autres tendances, voulant s’accaparer les associations de mosquées pour en prendre le contrôle», a-t-il souligné. Pour mieux encadrer les associations à caractère religieux, le ministre parle d’une future loi organique permettant de gérer ce secteur. «La future loi organique sur les associations, en phase de préparation, prévoit un chapitre encadrant les associations à caractère religieux, qui concerneront celles des mosquées et des autres cultes», a-t-il précisé. Pour le ministre, il s’agira de «mettre en œuvre tout le dispositif juridique, pour permettre à l’imam de poursuivre toute personne qui atteindrait à sa dignité, ou déstabiliserait l’équilibre de la mosquée», notant que l’imam devait être le seul guide de la mosquée. Il annoncera par la suite, que l’Algérie se dotera d’une académie des Fetwas. «On s’attelle à mettre en place une académie des fetwas, qui regroupera d’éminents spécialistes dans les sciences profanes, et son responsable sera élu par ses paires pour une durée ne dépassant pas les trois années», a expliqué Mohamed Aissa.

Fella Hamici

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