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Nassima en concert: L’andalouse fait danser le public

En ce jeudi de fin juillet, la voix andalouse de Nassima a réchauffé la salle Ibn Zeydoun à Riadh El Feth et poussé les spectateurs les plus timides à danser.

En ce jeudi de fin juillet, on supporte la forte chaleur et presse le pas pour arriver à l’heure au concert que devait donner la pionnière des chanteuses d’Andalou, Nassima Chabane. A l’entrée de la salle Ibn Zydoun à Riadh El Feth, on est accueilli par le sourire des agents d’accueil qui, durant tout le spectacle veillaient sur tout pour que les spectateurs se sentent à l’aise. En ce jeudi de fin juillet, on oublie la grande chaleur et l’humidité de la capitale des qu’on passe le seuil de la grande salle puisque le climatiseur semble lui aussi vouloir nous souhaiter la bienvenue. En ce jeudi de fin juillet, la grande chanteuse entre comme le public et profite pour lui souhaiter la bienvenue en passant dans le couloir entre les sièges où ses fans sont déjà installés. L’artiste habillée en traditionnel comme à son habitude passe par la porte des coulisses et sans attendre plus de trois minutes, elle fait son entrée sur la grande scène.

Ambiance rythmée

Retenant son Seroual Dzair en soie, Nassima met rapidement la bonne ambiance dans la salle en entamant son spectacle par quelques pas de danse sur les rythmes de Rana Djinek, une chanson qui, d’habitude, est entamée pour accueillir la mariée dans les fêtes familiales. En ce jeudi de fin juillet, Nassima qui tient à surprendre le public a décidé de briser la tradition des chanteur d’andalou, Hawzi et du Chaâbi qui entament le chant par un Touchia, Ghrib, Sika ou autre, en chantant Rana Djinek pour le mener des la première minute dans cette ambiance de fête familiale. Nassima y réussit bien car durant tout le concert, le public composé de mélomanes et de connaisseurs en musique andalouse se sent bien à l’aise. La chanteuse qui a tant fait pour rapprocher la musique andalouse du grand public continue sur sa lancée. En entamant chaque morceau, elle indique le mode et le nom de l’Inqlab et pour chaque chanson de variétés elle tente à chaque fois de donner le plus d’informations sur son origine, le parolier et le compositeur. En ce jeudi de fin juillet, Nassima nous a plongé dans une période lointaine en reprenant des succès des années 1940 de Lili Boniche, Line Monty et Slimane Azem. Avec sa voix colorée qui lui permet de surfer de la gamme la plus basse à la plus haute, l’artiste a repris d’abord Alger Alger de Boniche en roulant les R et en jouant de ses cordes vocales à la manière de Luis Mariano. En ce jeudi de fin juillet, la voix chaude de Nassima a pris la suprématie sur le climatiseur puisque son effet a vite réchauffé la salle Ibn Zeydoun. La chanteuse qui a ouvert la voie de la chanson andalouse en solo aux femmes en enregistrant dans les années 1970, la Nouba Zidane à la télévision a invité le public dans un voyage dans le temps en interprétant également Bahdja Mdinet El Djazair enregistrée sur disque 45 tours à la fin des années 1950 par Meriem Abed.

Des virtuoses

En ce jeudi de fin juillet, Nassima était épaulée par un orchestre composé de virtuoses. Mis à part, l’habituel violoniste Abdeghani Mokhtari qui semble être bien parti pour prendre la place de son père, il y avait le flûtiste Mokhtar Choumane qui, dans son solo, a su nous offrir des moments andalous suivis par des sons tsiganes. Ce virtuose de la flûte ne tardera pas à faire parler de lui. Ayant déjà eu un succès en jouant avec un groupe en Hongrie, il souhaite inviter ces musiciens. Les organismes chargés de programmes artistiques pourraient bien inviter ce groupe hongrois qui n’attend que l’invitation pour se produire en Algérie. En ce jeudi de fin juillet, on a également découvert le virtuose du Qanoun (cythare) Rafik Sahbi, un professeur de mathématiques qui joue aussi bien du Qanoun que des chiffres. Au moment où on croyait que Nassima ne pourrait pas retrouver une joueuse de cythare après le départ de la tunisienne El Afrit, on découvert ce brillant musicien de niveau mondial. Les deux percussionnistes au Tar et à la Derbouka étaient aussi très performants, ce qui prouve que Nassima est toujours très exigeante pour le niveau des musiciens devant l’accompagner. En ce jeudi de fin juillet, le public est venu voir le concert de Nassima bien que l’information n’a pas été donnée par les chaînes de télévision. En ce jeudi de fin juillet, on a passé une belle soirée comme autrefois et Nassima a bien été applaudie.

Bari Stambouli

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