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Nicolas Dupuis, sélectionneur du Madagascar «Notre force, c’est qu’on sait qu’on est le Petit Poucet»

Pour la première participation de son histoire à la CAN, Madagascar est pour le moment la révélation de la compétition, après avoir terminé premier de son groupe. Invité dimanche soir de l’After Foot, sur RMC, son sélectionneur Nicolas Dupuis a tenté de donner les clés d’une telle réussite. Sa qualification pour la compétition – la première de son histoire – était déjà une surprise, mais alors là… Alors que la CAN 2019 a démarré sur un rythme assez tranquille, une équipe est parvenue jusqu’à présent à créer la sensation, et à enthousiasmer les observateurs: Madagascar. Placés dans le groupe B, les Bareas ont commencé par un nul encourageant contre la Guinée (2-2), avant de battre le Burundi (1-0), et surtout, de dominer dimanche le Nigeria (2-0).
Conséquence: non seulement les Malgaches se sont qualifiés pour les huitièmes, mais en plus, ils ont fini premiers de leur poule. Invité dimanche soir de l’After Foot, sur RMC, le sélectionneur Nicolas Dupuis a tenté de donner les clés de cette réussite. Qui trouve notamment sa source dans les joueurs binationaux, venus d’Europe. «Avant ça se faisait très peu, explique le technicien français. Quand je suis arrivé il y a trois ans le président m’a dit: pourquoi on n’arrive pas à gagner? Je lui ai répondu : parce qu’on ne fait pas jouer les meilleurs, et je suis persuadé qu’il y a dans le monde des Malgaches meilleurs que ça. On avait jusqu’alors un quota de 4-5 joueurs expatriés, et le reste, c’était des joueurs locaux, sauf qu’il n’y a pas de championnat professionnel à Madagascar… La première année, on s’est concentré sur le fait de chercher. C’est pour ça que des Thomas Fontaine, Jérôme Mombris, Romain Métanire, ou dernièrement Jérémy Morel sont arrivés. On a pu monter une équipe compétitive. L’obligation est d’avoir des ancêtres malgaches, grands-parents ou parents…»
Rigueur européenne
De nouveaux critères de sélection, donc, mais aussi de nouvelles méthodes de travail. “Le football malgache est un football léché, un football de possession, poursuit Dupuis. J’ai des joueurs techniques, qui peuvent garder le ballon, et on est parti de ça. Après, ce que nous on a pu rajouter à l’équipe, c’est la rigueur européenne sur les blocs défensifs, sur les blocs médians. Aujourd’hui c’est un mélange des deux.”
Mais alors que Madagascar affrontera en huitième de finale un adversaire au parcours plus douloureux en poule, Dupuis refuse de mettre de la pression sur son groupe. «J’avais dit en plaisantant qu’on visait la finale. Mais c’était une boutade, vraiment, assure-t-il. Je crois que notre force, c’est qu’on sait qu’on est le Petit Poucet, on sait d’où on vient, moi le premier et les joueurs aussi. C’est cette humilité et cette simplicité, qui font qu’on avance avec beaucoup de sérénité, très peu de stress. Mais on essaie de ne pas confondre décontraction et déconcentration, on est toujours au travail. Il faut qu’on reste comme ça. On sera probablement outsider en huitième, mais ça nous va très bien».

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