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Onzième vendredi à Bouira.. «Tous les symboles du système doivent partir»

Depuis le début de la contestation populaire, les marches à Bouira commencent dispersées, mais les manifestants se joignent pour former une marée humaine qui appelle et exige, presque à l’unisson, le départ de toutes les personnes qui symbolisent l’ancien système politique.

La rue ne s’essouffle pas pour le onzième vendredi consécutif. La foule nombreuse qui battait le pavé depuis le mois de février pour le départ du système, récidive. L’après-midi du vendredi est réservé pour la marche. Même heure, mêmes endroits. Les milliers de personnes se donnent rendez-vous dans plusieurs endroits de la ville. Les uns se rassemblent au niveau de la place des martyrs, dans l’ancienne ville, d’autres se dirigent vers le siège de la wilaya.
Depuis le début de la contestation populaire, les marches à Bouira commencent dispersées, mais les manifestants se joignent pour former une marée humaine qui appelle et exige, presque à l’unisson, le départ de toutes les personnes qui symbolisent l’ancien système politique. Durant la marche d’hier, le seul mot d’ordre qui revient sur toutes les bouches, est : «tout le monde dégage !».
Le nom du chef d’état-major et vice-ministre de la défense, Ahmed Gaid Salah, ne fait plus réagir la foule. Il s’ajoute sur la liste des personnalités que la foule prie de partir. Le fameux slogan «El djeïch dialna w El Gaid khanena !», a été scandé par les manifestants. Il n’y a presque pas de slogans pro-Gaid Salah. La foule est unanime à exiger le départ de tous, le chef de l’Etat, le premier ministre et son gouvernement, Ahmed Gaid Salah et toute personne qui symbolise le régime politique actuel. Il faut souligner que dans la marche à Bouira, on y rencontre des personnes de tout âge, jeunes, moins jeunes et personnes âgées. Les femmes sont de plus en plus mobilisées depuis le début de la révolte populaire. Elles ne se contentent pas de jouer un rôle de figurantes, comme cela a été le cas durant de longues années, mais de véritables actrices et parties prenantes dans ce processus de changement. Pour ce qui est de cette contestation populaire que vit le pays depuis plus de deux mois, il faut souligner qu’à Bouira, ce n’est plus la grande mobilisation des premières semaines. Mis à part la journée de vendredi, le reste de la semaine, c’est l’accalmie. Les travailleurs de différents secteurs, comme la santé, la justice, les enseignants, les travailleurs des communes, etc., ne marchent plus durant la semaine.
Ali Cherarak

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