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Ould Abbès à propos de la lutte contre la corruption: «Bouteflika a décidé de nettoyer le pays»

Le secrétaire général du parti FLN, Djamel Ould Abbès, a évoqué, hier, la lutte contre la corruption, qui a abouti au limogeage de plusieurs responsables, et la confiscation des passeports de nombreux autres civils et militaires.

«Le Président Bouteflika a décidé de nettoyer l’Algérie de la corruption», a-t-il lancé, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, au siège de la centrale syndicale. En allusion aux dernières affaires et aux changements au sein de l’armée, le patron du FLN a ajouté «la chaîne Ennahar nous livre chaque jour de nouvelles informations». La rencontre avec les dirigeants de l’UGTA rentre dans le cadre de la création du front populaire solide, auquel le chef de l’Etat a appelé dans son message, le 20 août dernier. M. Ould Abbès rappelle que l’un des objectifs de ce front, est la lutte contre la corruption sous toutes ses formes. L’orateur n’a pas manqué de saluer l’Armée nationale populaire et les autres corps de sécurité. «L’ANP n’est pas une armée de compradores. Le général Ahmed Gaïd Salah fait son travail comme il se doit», a-t-il déclaré. Rappelant les objectifs du front populaire solide (préservation de la stabilité du pays, son unité, faire face aux défis économiques, sécuritaires et financiers…), le patron du parti majoritaire a appelé les Algériens à être fiers d’appartenir à l’Algérie et du chef de l’Etat. «Vous l’avez vu comment il parlait avec la chancelière allemande Angela Merkel, il faut en être fier», a-t-il avancé. Concernant la constitution du front populaire, M. Ould Abbès a indiqué que son parti ne monopolise pas l’initiative, même si son parti est le parti de l’Etat. «Le FLN, qui est le parti de l’Etat algérien, n’a rien contre le secteur privé national», a-t-il affirmé, précisant que les secteurs stratégiques doivent rester entre les mains du secteur public. S’adressant au patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, le SG du FLN l’a appelé à garder son poste au sein de la centrale syndicale, faisant observer que Sidi Saïd était en bonne santé. «Je suis plus âgé que lui, et je suis toujours là dans mon poste. Sidi Saïd doit rester à son poste. Nous avons confiance en nous et personne ne peut nous déstabiliser», a-t-il soutenu, tout en évoquant la nécessité de transmettre le flambeau à la jeune génération.

Les convictions de Sidi Saïd

Pour sa part, le patron de l’UGTA a déclaré que la rencontre avec le parti majoritaire «démontre qu’entre les deux parties, il y a une concordance et une unité d’action autour de l’appel de Président, pour faire avancer le pays et constituer le front populaire pour continuer la dynamique nationale». «Il y a entre nous une complémentarité. Nous agissons parce ’que nous avons la même conviction, et cette conviction nous permet de dépasser tous les problèmes du pays, qu’ils soient économiques, sociaux et même politiques», a-t-il souligné, en appelant le Président Bouteflika à poursuivre son œuvre, et à rester dans son poste de chef de l’Etat. «Notre soutien à Bouteflika n’est pas basé sur l’hypocrisie mais sur des vérités», a-t-il expliqué. Selon lui, le chef de l’Etat a pris quatre décisions «historiques» depuis son accession au pouvoir, en 1999. «Il s’agit», a-t-il énuméré, «de la réconciliation nationale, le paiement par anticipation de la dette extérieur, l’officialisation de la langue Amazigh et la reconnaissance de Yennayer, comme journée nationale». «Nous cherchons le consensus et non pas la division. Nous sommes des partisans de la stabilité», a-t-il insisté.

Karim Aimeur

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